Genève: Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture

La torture doit être prohibée dans la loi et en pratique

Genève, 26 juin 2013 (Apic) A l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de torture le 26 juin 2013, l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), basée à Genève, appelle les Etats à respecter leur engagement et à adopter des mesures afin de rendre véritablement effective la prohibition absolue de la torture.

Vingt ans après la Conférence mondiale sur les droits de l’homme de Vienne, en 1993, qui avait réaffirmé l’interdiction absolue de la torture et de tout autre traitement inhumain et dégradant, la lutte n’est pas encore achevée, dénonce l’OMCT.

L’organisation reçoit quotidiennement des informations sur des cas de torture et de mauvais traitements à travers le monde. La torture peut prendre de multiples formes. Elle peut être utilisée comme un moyen de répression ou être infligée au nom de la sécurité et de la lute contre le terrorisme, y compris dans les démocraties occidentales. Dans une grande majorité des cas, elle est utilisée contre des détenus de droit commun. Les minorités, les groupes marginaux et les plus démunis en sont également victimes de manière disproportionnée.

L’OMCT saisit l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de torture pour rappeler les obligations légales des Etats. La torture, comme d’autres actes tel que l’esclavage, est strictement prohibée en droit international en tout temps et en toute circonstance. La loi est claire. Pourtant la torture continue d’être largement pratiquée. «Ce paradoxe ne peut plus être accepté», affirme Gerald Staberock, Secrétaire général de l’OMCT.

Des progrès ont été réalisés

Il faut néanmoins reconnaître que des progrès significatifs ont été réalisés, note l’OMCT. La Convention contre la torture est aujourd’hui une des les plus ratifiées internationalement et le protocole facultatif à la Convention, qui prévoit la mise en place de mécanismes de visites et de contrôle dans les lieux de privation de liberté où les personnes risquent d’être soumises à la torture, est entré en vigueur.

Cependant, ratifier une convention de protection des droits de l’homme est inutile si cela ne coïncide pas avec une mise en œuvre effective. L’expérience de l’OMCT démontre que l’impunité des bourreaux demeure aujourd’hui la règle plutôt que l’exception. Un changement en profondeur est nécessaire et les responsables de crimes de torture doivent être poursuivis en justice.

La lutte contre la torture nécessite l’existence d’organisations de défense des droits de l’homme capables de travailler sans être harcelées ou menacées. «Il est très inquiétant de voir que des organisations en Russie ou en Egypte sont menacées de fermeture en raison de leurs connections internationales», rappelle le secrétaire général de l’OMCT. (apic/com/mp)

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