Le Hamas veut séparer garçons et filles dès la prochaine rentrée
Jérusalem, 27 juin 2013 (Apic) Face à la menace de fermeture des écoles chrétiennes de Gaza en raison de leur mixité, Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, veut rencontrer les grands responsables du Hamas, dont le Ministre de l’Education. Il aimerait arriver à «une solution pour le bien des élèves», peut-on lire sur le site internet du Patriarcat latin de Jérusalem. Les trois écoles catholiques de la Bande de Gaza accueillent 1’500 élèves.
Cinq écoles chrétiennes, dont trois écoles catholiques, ainsi que des écoles tenues par l’Onu, sont menacées de fermeture à Gaza en raison d’une loi qui veut instaurer la séparation des garçons et des filles dans les écoles pour la rentrée prochaine.
Dans la Bande de Gaza, les écoles publiques appliquent déjà le principe de non-mixité des classes à partir de l’âge de 9 ans. Avec la nouvelle loi, les établissements privés sont donc directement ciblés, car ces écoles ont des effectifs mixtes à Gaza. Une école est tenue par les Sœurs du Rosaire et le Patriarcat a en charge deux autres écoles, souligne le Patriarcat latin.
Le patriarche est préoccupé par une telle décision, car, pour un dédoublement des locaux, il faudrait trouver des espaces supplémentaires qui n’existent pas. De plus, les écoles catholiques devraient embaucher plus de personnel. «Nous n’en avons pas les moyens», affirme le patriarche Fouad Twal.
Les hommes et les femmes ne sont pas autorisés à enseigner à des élèves du sexe opposé au-delà de l’âge de dix ans, selon la législation en vigueur. Mgr Fouad Twal est opposé à cette vision, et est d’avis que cette décision n’émane pas des hautes autorités. «Elle vient d’un conseiller». C’est pourquoi il pense se rendre à Gaza à la première occasion en compagnie du Directeur des écoles de Palestine, le Père Faysal Hijazen. Il souhaite trouver avec les responsables du Hamas une solution pour le bien des élèves.
Les écoles catholiques sont un moyen pour aider les chrétiens à rester dans la région, mais ce sont également des institutions qui véhiculent des valeurs interreligieuses et sociales de grande importance, souligne le patriarche latin de Jérusalem. «Par ce biais, nous avons pu bâtir des amitiés avec de nombreuses familles de Gaza, qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes, proches du Fatah ou du Hamas». (apic/plj/be)
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