La culture africaine ne doit pas se limiter à un simple exotisme

Sénégal: Tariq Ramadan préfère une «décolonisation» à une réforme de l’Islam

Dakar, 5 juillet 2013 (Apic) L’islamologue suisse d’origine égyptienne Tariq Ramadan s’est dit opposé à une réforme de l’islam. Il a préconisé «décolonisation des consciences de la terminologie occidentale», lors d’une table-ronde à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, au nord du Sénégal.

Le professeur d’islam contemporain participait à une rencontre sur le thème: «Religions, réformes, modernités: interrogations islamiques et ressources africaines», organisée par l’Unité de formation «Civilisations, religions, arts et cultures» de l’UGB.

Cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS), Tariq Ramadan a estimé qu’on doit «décoloniser les consciences politiquement, culturellement et économiquement», tout en prônant un recours «aux ressources endogènes» pour appréhender la nouvelle situation. Pour lui, le type de réforme qu’il faut est celle «d’une transformation de soi, qui remonte au temps du Prophète (Mahomet)», car «les textes ne changent pas, mais la temporalité se renouvelle».

Face à la «consommation» de la culture occidentale, le conférencier a invité les participants à «être ancré dans leur spiritualité et ne pas faire un simple exotisme de la culture africaine». Evoquant la relation entre la modernité et la religion, il a souligné la nécessité d’avoir «un regard sur la tradition mystique et la réconciliation de la religion avec l’éthique et la spiritualité». (apic/ibc/bb)

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