Une trentaine de diocèses accueillent d’ores et déjà quelque 400’000 jeunes
Rome, 15 juillet 2013 (Apic) Pour son premier voyage international, le pape François s’envolera le 22 juillet 2013 vers Rio de Janeiro, au Brésil, où il présidera les 28èmes Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). En attendant, des jeunes de plus de 170 pays à travers le monde sont accueillis dans les diocèses brésiliens pour une «semaine missionnaire».
Deux millions et demi de pèlerins venus des quatre coins du monde sont ainsi attendus au Brésil. Une trentaine de diocèses accueillent d’ores et déjà quelque 400’000 jeunes pour la «semaine missionnaire» du 15 au 22 juillet, en préambule à ces JMJ dont le thème est tiré de l’Evangile : «Allez ! De toutes les nations faites des disciples !» (Mt 28,19).
Organisateur de ces JMJ pour le Vatican, le Père Eric Jacquinet se dit marqué par «le dynamisme missionnaire au Brésil». Sur l’antenne de Radio Vatican, ce prêtre français en charge de la section «Jeunes» du Conseil pontifical pour les laïcs a confié qu’il constatait actuellement «une forme de réconciliation entre des catholiques très engagés dans le social et des catholiques très engagés dans la dimension de la nouvelle évangélisation, dans l’annonce explicite de l’Evangile».
Organisées dans un pays catholique où l’Eglise est cependant en perte de vitesse, ces JMJ devraient permettre «d’impulser de nouvelles dynamiques missionnaires, particulièrement destinées aux jeunes», estime encore le Père Jacquinet. De fait, explique-t-il, «les JMJ remettent en route des tas de choses, en termes de pastorale des jeunes».
Cet évènement s’inscrit en outre dans un contexte socialement tendu, alors que le Brésil est secoué depuis un mois par des manifestations contre la corruption et les coûts exorbitants liés à l’organisation de la coupe du monde de football 2014. Lors de son séjour, explique le Père Jacquinet, le pape François va «prendre en compte dans ses différentes allocutions la souffrance du peuple brésilien et la situation sociale».
«Le contexte actuel de difficulté sociale fait qu’il y aura une note sociale», précise encore le prêtre français avant de rappeler que la préoccupation sociale «fait partie, de toute façon, de la culture ecclésiale au Brésil». (apic/imedia/ami/cw)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse