Satisfaction de l'»Alliance pour le Dimanche»

Suisse: Tendance au NON à la journée de travail de 24 heures, selon un sondage de la SSR

Berne, 16 août 2013 (Apic) Selon le premier sondage que la Télévision suisse RTS a publié le 16 août en vue de la votation du 22 septembre 2013, les partisans du shopping jour et nuit s’achemineraient vers une défaite. L'»Alliance pour le Dimanche», une coalition d’une trentaine d’organisations de gauche, des syndicats et des Eglises, a dit sa satisfaction dans un communiqué publié le 16 août.

Une légère majorité des personnes interrogées refuse la détérioration de la loi sur le travail proposée par le Parlement. Les membres de l'»Alliance pour le Dimanche» sont par conséquent convaincus que le 22 septembre, les citoyen-ne-s suisses diront «non» dans les urnes à la «tactique du salami» menée par le Parlement pour étendre les heures d’ouverture des commerces.

Le non ne domine encore que très légèrement

Au Parlement, les partis bourgeois ont soutenu à l’unisson la modification de la loi sur le travail, adoptée à une majorité des deux tiers. Six semaines avant la votation – soit avant même que la campagne ait véritablement commencé –, on voit que la majorité bourgeoise sera probablement désavouée par les citoyen-ne-s: selon le premier sondage réalisé par gfs.bern, une majorité des personnes interrogées refuse la modification de loi.

Le non ne domine encore que très légèrement: selon le sondage de gfs.bern réalisé pour le compte de la SSR, 46% des Suisses seraient favorables au texte, contre 47% de non. C’est pourquoi les organisations affiliées à l'»Alliance pour le Dimanche» s’engagent pleinement dans la campagne dès la semaine prochaine, par le biais d’une vaste campagne d’affichage et d’autres activités encore.

Plusieurs éléments plaident en faveur du NON à la péjoration de la loi sur le travail. Les projets émanant des autorités qui ne rallient pas à ce stade précoce une majorité des personnes interrogées ont de la peine à renverser la tendance. On l’a bien vu en 2005, où la part du non à l’extension des heures d’ouverture des commerces dans les grandes gares était passée de 33 % lors du premier sondage à presque 50 % le jour de la votation, notent les opposants à l’ouverture nocturne de certains shops (Selon le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, seuls 20 à 20 shops seraient concernés).

Scepticisme de la population

Le scepticisme des citoyen-ne-s n’est pas surprenant, disent les opposants. «Les gens savent que le Parlement a adopté la tactique du salami: l’assouplissement visé ici de l’interdiction du travail de nuit et du dimanche n’est que la première étape d’une extension généralisée des heures d’ouverture des commerces. Les prochaines étapes visant à augmenter le travail du soir, de nuit et du dimanche sont déjà prévues. Ainsi, les Vert’libéraux demandent que tous les commerces dont la surface de vente n’excède pas 120 m2 puissent également rester ouverts 24h/24».

L'»Alliance pour le Dimanche» relève qu’au niveau cantonal, les citoyen-ne-s ont régulièrement refusé ce genre de projets au cours des dernières années. «Ils feront de même au niveau fédéral. Car ils ne voient aucun besoin d’introduire le shopping 24h/24. Et comme chacun le sait, l’extension des heures d’ouverture des magasins ne fait que péjorer les conditions de travail de la main-d’œuvre du commerce de détail, porter atteinte à la vie de famille et générer davantage de trafic et de bruit». (apic/com/be)

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