Berne: La Commission du Conseil des Etats entre en matière sur le diagnostic préimplantatoire
Berne, 3 septembre 2013 (Apic) La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des Etats (CSEC-E) est entrée en matière sur le projet de diagnostic préimplantatoire (DPI), indique la Confédération dans un communiqué du 3 septembre 2013. En 2011 déjà, les évêques suisses avaient affirmé que l’usage du DPI, qui vise à l’élimination des embryons porteurs de maladies graves, n’est pas compatible avec les principes de la dignité humaine ancrés dans la Constitution helvétique.
Par 11 voix contre 1, la CSEC-E est entrée en matière sur les deux projets d’acte présentés en juin dernier par le Conseil fédéral dans le cadre de son message. La Commission commencera la discussion par article en novembre. Ce projet, découlant d’une motion déposée par la CSEC-E, vise en premier lieu à lever l’interdiction du diagnostic préimplantatoire (DPI) et à modifier en conséquence l’art. 119 de la Constitution fédérale, qui régit la procréation médicalement assistée et le génie génétique dans le domaine humain.
La protection des embryons a été au cœur des discussions de la commission, affirme le communiqué de la Confédération. « Consciente de la grande responsabilité qui lui incombe, la CSEC-E souhaite examiner en détail où elle fixera les limites, eu égard non seulement aux progrès de la médecine, mais aussi à l’évolution de la société…Certains membres de la commission se trouvent eux aussi face à un véritable dilemme entre la nécessité de légiférer et les valeurs qu’ils défendent », précisent les autorités fédérales.
En recourant à l’usage du DPI, le Conseil fédéral entend éviter la transmission de maladies graves. Le DPI entend apporter une solution à la souffrance et à l’angoisse des couples qui craignent de transmettre leurs déficiences génétiques à leurs enfants. En 2011, la Conférence des évêques suisses (CES) avait cependant jugé qu’il s’agissait « d’une fausse solution…car le DPI induit une sélection qui élimine les embryons jugés potentiellement porteurs d’une maladie grave ». La CES avait réaffirmé que « la santé ou l’épanouissement d’une personne ne dépend pas uniquement de l’intégrité de son bagage biologique…le DPI, qui affirme sur ces seuls critères physiques qu’une personne ne jouira jamais d’une bonne santé, fait gravement l’impasse sur les dimensions psychologiques, sociales et spirituelles de la vie humaine ». (apic/arch/com/rz)
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