Suisse: Les Eglises protestantes publient un manifeste contre le travail dominical
Berne, 5 septembre 2013 (Apic) La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) a publié le 5 septembre 2013 une brochure qui donne 10 réponses à 10 questions autour du dimanche. L’ouvrage, intitulé « Le dimanche, à quoi bon? », est un manifeste contre le travail dominical. Sa parution intervient en plein débat sur la libéralisation des heures d’ouverture des shops des stations-service. Les Suisses se prononceront sur le référendum en ce sens le 22 septembre 2013.
« Le dimanche est la pierre d’achoppement salutaire de notre quotidien. Le dimanche nous fait sortir des ornières. Le dimanche nous tend notre miroir social: où est notre place dans la société? Avec qui voulons-nous partager ce que nous avons de plus précieux, à savoir notre temps? »
Ces phrases sont tirées de la brochure « Le dimanche, à quoi bon? », publiée dans la série « 10 questions et réponses ». La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) y fait des déclarations provocantes sur le dimanche: « Le dimanche constitue en quelque sorte la thérapie du quotidien et une cure de désintoxication en cas d’ivresse provoquée par un activisme addictif », écrit-elle.
« La vie comporte aussi une dimension communautaire », poursuit la FEPS. « La famille, les amis, les voisins génèrent des interactions qui ont besoin de temps, régulièrement, à intervalles fixes et simultanément. Celles et ceux qui travaillent le dimanche manquent le rendez-vous ».
« Les Eglises célèbrent le dimanche, inébranlables », note encore le texte. Pour la FEPS, le culte montre un aspect central du dimanche: le rassemblement, la communauté, le partage d’un temps. « Si la communauté et la simultanéité sont des ingrédients indispensables pour l’Eglise, elles le sont aussi, et à plus forte raison, pour la société dans son ensemble ».
Sur le débat toujours actuel autour du repos dominical et du travail dominical, la Fédération des Eglises protestantes constate: « Il va de soi que les prestations de services vitales doivent être assurées le dimanche. Quant aux autres, à celles qui rendent la vie plus agréable, plus gaie, plus passionnante et plus enrichissante le dimanche, il faudra procéder à une pesée des intérêts au cas par cas. Car celles et ceux qui fournissent ces prestations sont privés de dimanche ». (apic/com/cw)
La brochure « Le dimanche, à quoi bon? » peut être téléchargée et commandée gratuitement sur www.feps.ch.
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