Chili : En finir avec l'impunité quarante ans après le coup d'Etat d'Augusto Pinochet

Amnesty international veut l’abrogation de la loi d’amnistie

Londres, 10 septembre 2013 (Apic) Des milliers de personnes torturées et les proches des disparus sous le régime brutal du général Augusto Pinochet continuent à attendre vérité, justice et réparation, a déclaré Amnesty International le 10 septembre 2013 à la veille du 40e anniversaire du coup d’Etat militaire qui a renversé le président Allende.

La loi d’amnistie continue à mettre les responsables présumés d’atteintes aux droits humains à l’abri des poursuites, déplore Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Amériques d’Amnesty International. Lorsque des procédures judiciaires ont pu être engagées, elles enregistrent toujours d’importants retards et les condamnations prononcées ne reflètent pas la gravité des crimes commis.

Selon des chiffres officiels, près de 40’000 personnes ont été victimes de détention illégale ou de torture au Chili entre 1973 et 1990. Plus de 3’000 personnes ont été tuées ou ont disparu.

Le décret-loi d’amnistie, adopté en 1978, exonère de leur responsabilité pénale l’ensemble des individus accusés d’avoir commis des violations des droits humains entre le 11 septembre 1973 et le 10 mars 1978. Pour Ana Piquer, directrice de la section chilienne d’Amnesty International, les autorités chiliennes doivent abroger immédiatement cette loi, car sa simple existence est un affront aux milliers de victimes du régime du général Pinochet et à leurs familles.

262 personnes condamnées

À ce jour, au moins 262 personnes ont été condamnées pour des violations des droits humains, et plus de 1’100 procédures judiciaires sont en cours, principalement grâce au combat d’un grand nombre de victimes et de leurs familles, et d’une poignée de procureurs et de juges courageux. (apic/com/mp)

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