Les associations de défense des victimes d’abus sexuels crient au scandale
Londres, 11 septembre 2013 (Apic) Richard Dawkins, généticien et écrivain britannique célèbre pour son athéisme militant, a provoqué l’indignation des milieux de la protection de l’enfance en minimisant la gravité de certains actes pédophiles.
Richard Dawkins a affirmé dans le journal britannique «The Times» du 7 septembre 2013 être incapable de condamner ce qu’il nomme la «pédophilie douce». Il a déclaré avoir ainsi lui-même subi cette forme de pédophilie lorsqu’il était enfant, dans les années 1950. L’athéiste militant a raconté que l’un de ses instituteurs d’une école de Salisbury, au sud de l’Angleterre, lui avait passé la main sous le short après l’avoir pris sur ses genoux. Précisant que d’autres élèves de sa classe ont été abusés par le même enseignant, Richard Dawkins a affirmé: «Je ne pense pas qu’il (le professeur, ndlr) nous ait fait du mal sur le long terme». Le scientifique britannique estime en outre qu’il n’est «pas possible de condamner les gens ayant vécu dans une autre époque avec les normes actuelles».
Peter Watt, le directeur de la protection de l’enfance à la «National Society for the Prevention of Cruelty to Children» (Société nationale pour la prévention de la cruauté envers les enfants) a qualifié les propos de Richard Dawkins de «terrible manque de respect» envers les victimes de pédophilie. «Richard Dawkins semble penser qu’un crime commis il y a longtemps devrait être jugé de façon différente qu’un crime récent. Mais nous savons que les victimes d’abus sexuels souffrent de la même façon, que l’acte malveillant ait été perpétré hier ou 50 ans auparavant». (apic/times/ag/rz)
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