Le nouvel ambassadeur «fasciné» par le pape François

Rome: L’Arménie inaugure son ambassade auprès du Saint-Siège

Rome, 19 septembre 2013 (Apic) A l’approche de sa fête d’indépendance, l’Arménie inaugure dans la soirée du 19 septembre 2013 son ambassade auprès du Saint-Siège, installée à deux pas du Vatican. Au lendemain de cette cérémonie, le ministre arménien des Affaires étrangères s’entretiendra avec le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats.

A 35 ans, Mikhaïl Minassian est le premier ambassadeur d’Arménie auprès du Saint-Siège résidant à Rome. Depuis qu’il a présenté ses lettres de créance au pape François, le 7 juin dernier, un grand drapeau rouge, bleu et orange, flotte au tout début de la Via della Conciliazione, grande artère qui mène à la place Saint-Pierre.

Pour l’Arménie, confie le jeune diplomate à I.MEDIA, il était «étrange» de ne pas avoir d’ambassadeur résident. S’il sait que le contexte économique n’est pas favorable, l’ambassadeur espère que le Saint-Siège installera à son tour un représentant permanent à Erevan. A l’heure actuelle, en effet, le nonce apostolique en Arménie réside à Tbilissi, en Géorgie, où il couvre également l’Azerbaïdjan.

Le nouvel ambassadeur confie avoir été «fasciné» par le pape François et se souvient avec plaisir de cette «belle rencontre» avec un pontife «extrêmement humain», qui fait preuve d’une «énergie positive».

La question sensible du génocide arménien

Dans la soirée du 19 septembre, Edouard Nalbandian, ministre arménien des Affaires étrangères, participera à la cérémonie d’inauguration de l’ambassade et au vernissage, au cœur de Rome, d’une exposition consacrée à saint Grégoire l’illuminateur (257-331).

Le 20 septembre, à la veille de la fête de l’indépendance, le ministre arménien s’entretiendra en outre au Vatican avec le secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti.

L’ancienne république soviétique est très attachée à la reconnaissance du génocide arménien de 1915. Le 3 juin dernier, en recevant en audience le patriarche de Cilicie des Arméniens, Nersès Bédros XIX Tarmouni, le pape François avait qualifié le massacre des Arméniens de «premier génocide du XXe siècle», reprenant mot pour mot une expression de Jean-Paul II (1978-2005). Le pape François l’a redit devant l’ambassadeur, quelques jours plus tard, ce qui a déplu aux autorités turques. Celles-ci auraient communiqué leur mécontentement au Vatican par voie diplomatique. (apic/imedia/ami/rz)

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