Syrie: Tirs de mortier sur l’archevêché grec-catholique d’Alep

Les tirs ayant eu lieu de nuit, personne n’a été blessé

Alep, 20 septembre 2013 (Apic) Deux tirs de mortiers ont endommagé, dans la nuit du 19 au 20 septembre 2013, le siège de l’archevêché grec-catholique (melkite) d’Alep, dans le nord de la Syrie, a rapporté Mgr Clément Jeanbart, l’archevêque melkite d’Alep, à l’agence d’information vaticane Fides. Personne n’a été blessé dans l’attaque.

«La ville est étranglée et la situation empire de jour en jour. En tant que résidents, nous nous sentons pris au piège et nous ne savons pas quel sera notre destin. Les marchandises manquent ou atteignent des prix très élevés. Les gens ont des problèmes pour survivre au quotidien», indique l’archevêque. Les fidèles continuent à s’enfuir. «L’exode se poursuit et ses effets se constatent également sur les côtes des nations européennes», relève Mgr Jeanbart. " Depuis deux ans, nous offrons aux fidèles consolation et soutien moral mais plus le temps passe et plus il devient difficile de les persuader de rester», explique-t-il. Le prélat rappelle que les chrétiens de Syrie ont une mission: celle du dialogue, de la paix, de la réconciliation, de la conservation de la lumière de la foi, de l’espérance et de la charité. «Et nous voulons être fidèles à cette mission», assure-t-il.

Proposition de cessez-le-feu du régime

Le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil a déclaré dans le quotidien britannique «The Guardian» du 19 septembre que la situation était dans une impasse, attendu que ni le régime ni l’opposition armée ne sont en mesure de prévaloir dans le conflit. Il a proposé un cessez-le-feu accompagné d’un processus politique pacifique. Une proposition accueillie favorablement par l’Eglise syrienne. «Nous sommes sans nul doute favorables à une trêve, à toute démarche susceptible de faire cesser les violences et de promouvoir une solution pacifique», affirme Mgr Jeanbart. Le problème, selon l’archevêque, est qu’il existe aujourd’hui des myriades de groupes armés incontrôlables et irréductibles. Selon des informations recueillies par Fides, tant les groupes djihadistes que les milices favorables au régime échappent à tout contrôle et il serait difficile de garantir une trêve effective sur le terrain. (apic/fides/rz)

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