«La pensée dominante actuelle concernant la famille insiste trop sur le 'je'»

Rome: Le Vatican souhaite une «Charte des droits de la famille» reconnue au niveau international

Rome, 20 septembre 2013 (Apic) Les attaques très violentes dont est victime aujourd’hui la famille demandent un sursaut de la part des juristes catholiques pour la défendre, a affirmé le président du Conseil pontifical pour la famille devant la presse le 20 septembre 2013. Il s’exprimait dans le cadre d’une conférence sur ce thème actuellement en cours au Vatican. Afin que la pensée juridique d’inspiration catholique ne soit pas négligée par de nombreux pays et organisations internationales, les juristes catholiques doivent alors tout faire pour promouvoir une «Charte universelle des droits de la famille» semblable à celle des droits de l’homme ou de l’enfant.

30 ans après sa publication, la «Charte des droits de la famille» élaborée par le Vatican à la demande de Jean-Paul II (1979-2005) reste un document peu connu alors qu’il est toujours de grande actualité, a regretté Mgr Vincenzo Paglia. Dès lors, les juristes catholiques se doivent de diffuser ce document et de défendre de manière plus générale la famille face aux attaques très violentes qu’elle subit.

Selon le chef de dicastère, il n’est pas possible que la pensée juridique d’inspiration catholique soit négligée par de nombreux pays et organisations internationales. «Nous savons tous à quel point les procédés législatifs sont de fait dénaturés par des préjugés idéologiques ou par des lobbies qui recherchent leur intérêt propre», a déclaré le prélat, invitant dès lors à porter le niveau culturel du débat dans la sphère du droit de la famille. Et de souhaiter, comme l’avait fait Jean-Paul II, l’existence d’une «Charte universelle des droits de la famille» semblable à celle des droits de l’homme ou de l’enfant.

La pensée dominante insiste trop sur le «je»

La pensée dominante actuelle concernant la famille insiste trop sur le «je», au détriment du sens commun, du «nous», a constaté Mgr Paglia. Helen Alvaré, professeure de droit aux Etats-Unis participant à la conférence, a partagé le point de vue du chef de dicastère. Selon elle, le législateur, particulièrement en Occident, est focalisé sur les droits individuels de la femme, comme celui à l’avortement, et nourrit une véritable obsession concernant «l’expressionnisme sexuel». Helen Alvaré a alors regretté que le législateur ne parvienne pas «à voir que la famille est le lieu de la liberté». Et de dénoncer en particulier la théorie du «gender» qui, en réalité, ne respecte pas les souhaits des femmes».

Egalement présent devant la presse, le président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, le cardinal Francesco Coccopalmerio, a estimé que la culture actuelle avait «désassemblé les pierres de l’édifice» que constituait autrefois la famille. Pour remédier à cette situation, le haut prélat a préconisé de «dialoguer sur les valeurs anthropologiques de la doctrine chrétienne», dont certains contenus sont partageables par tous, en particulier par le législateur. Dans ce contexte, des organisations telles que l’Union des juristes catholiques italiens, coorganisateur de la conférence, ont un rôle providentiel à jouer et peuvent être «un pont entre les droits de la famille et la culture actuelle».

Après la conférence internationale sur «les droits de la famille et les défis du monde contemporain», le Vatican organisera un autre événement, la Journée de la famille, les 26 et 27 octobre, qui sera notamment marqué par une messe présidée par le pape François place Saint-Pierre. (apic/imedia/cp/cw)

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