Bienne : Une messe radiodiffusée avec Edith Piaf le 29 septembre

Lausanne, 26 septembre 2013 (Apic) La messe radio du 29 septembre sur Espace 2, à 9h06 en l’église du Christ-Roi à Bienne constituera un hommage à la chanteuse Edith Piaf, disparue voici 50 ans. Célébrée par l’abbé Patrick Werth, fan de la première heure, l’eucharistie mettra l’accent sur le talent de la «Môme Piaf» et son attachement à Thérèse de Lisieux.

Elle chantait «Mon Dieu» en ouvrant les bras. Edith Piaf, bout de femme d’un mètre quarante-sept, a marqué la chanson française par son talent et sa personnalité. Le curé de Bienne, l’abbé Patrick Werth, voue depuis longtemps une admiration certaine pour la chanteuse, décédée le 10 octobre 1963. A l’occasion des cinquante ans de sa disparition, il a souhaité donner une tonalité Piaf à la messe radio diffusée le 29 septembre de la paroisse du Christ-Roi à Bienne.

Le musicien biennois Diego Rocca, musicien et chef de chœur, a composé cinq chants tirés ou inspirés des succès de la Môme Piaf (le chant d’entrée, Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus). Le public d’Espace 2 aura ainsi l’occasion d’entendre quelques mesures de Non, rien de rien, au moment du Gloria. Au final, la chorale Saint-Grégoire, dirigée par Rocca, interprétera l’Hymne à l’amour.

Une croyante

Piaf ne chantait jamais sans porter une croix à son cou. Pour l’abbé Werth, «il y a dans la vie de Piaf une dimension christique. Il y a chez elle quelque chose de l’ordre du don, qui va jusqu’au bout, jusqu’à la mort». C’est aussi, ajoute-t-il, «une femme libérée, sans préjugés, une amoureuse éternelle qui n’a jamais voulu être emprisonnée par ce que pensaient les autres.»

La dimension croyante de l’artiste est moins connue. «Piaf la pieuse» ne faisait pas mystère de sa foi, tout en restant discrète sur sa rencontre avec Dieu. A l’âge de six ans, alors qu’elle vivait chez sa grand-mère, dans l’Eure, la fillette a perdu la vue, victime d’une kératite. Sept jours plus tard, elle se rend à Lisieux sur la tombe de sainte Thérèse: elle voit à nouveau. Après ce «miracle», elle portera durant toute sa vie une médaille à l’effigie de la sainte. Et n’oubliera jamais de rendre visite, chaque année, à son «amie». «La dimension de la foi explique aussi mon attachement à Piaf, explique l’abbé Werth. Piaf a assumé sa vie, ses hauts et ses bas, avec le Christ. C’est là quelque chose qui me touche car je pense qu’on peut vivre les choses autrement avec le Christ que sans.»

Une renommée internationale

Edith Piaf, de son vrai nom Edith Giovanna Gassion, est née le 19 décembre 1915 à Paris et morte le 10 octobre 1963 à Grasse. Elle reste, 50 ans après sa mort, la plus célèbre interprète francophone, tant en France qu’à l’étranger. «La Môme Piaf» est à l’origine de nombreux succès devenus des classiques du répertoire.

Chanteuse à la voix tragique, elle a inspiré de nombreux compositeurs, fut le mentor de nombreux jeunes artistes et a connu une renommée internationale, malgré une fin de carrière rendue difficile par de graves problèmes de santé. Elle mourra à l’âge de 48 ans.

(apic/com/mp)

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