Cette cérémonie devrait attirer des foules importantes à Rome
Rome, 30 septembre 2013 (Apic) La canonisation de Jean XXIII (1958-1963) et de Jean Paul II (1978-2005) aura lieu le 27 avril 2014, fête de la Divine miséricorde. C’est ce qu’a annoncé le pape François lors de son premier consistoire ordinaire public, le 30 septembre 2013, au Vatican. Cette cérémonie devrait attirer des foules importantes à Rome, ces deux papes étant tous deux particulièrement populaires.
Jean Paul II sera ainsi canonisé en des temps record, neuf ans seulement après sa mort, notamment parce que Benoît XVI (2005-2013) avait choisi de ne pas tenir compte du délai obligatoire de 5 ans pour ouvrir la cause de béatification et de canonisation de son prédécesseur. Quant à Jean XXIII, il sera canonisé sans qu’un miracle n’ait été attribué à son intercession. Cette procédure simplifiée à laquelle le pape François a eu recours est rarissime dans l’histoire récente.
Au début du consistoire, en présence de cardinaux de la curie romaine, le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, a affirmé que Jean XXIII et Jean Paul II avaient «profondément marqué leur époque». Ces deux papes, a-t-il expliqué, ont notamment favorisé «un dialogue fructueux rempli de vérité et de charité, dans et hors de la communauté chrétienne et avec les différentes instances religieuses, culturelles et sociales».
Grâce à leur ministère, a poursuivi le cardinal Amato, l’Eglise vit «une nouvelle phase dans son cheminement plurimillénaire dans une fidélité renouvelée à son divin fondateur». En particulier, le «service pour la paix entre les nations» des deux anciens pontifes est «une invitation extraordinaire» à l’engagement pour la paix que le pape François a reprise à son compte lors de l’Angélus du 1er septembre assurant que «la paix (…) est un bien qui dépasse toutes les barrières, un bien pour l’humanité toute entière».
Dans l’avion qui le ramenait de Rio de Janeiro (Brésil), le 28 juillet dernier, le pape François avait évoqué la figure de ses 2 prédécesseurs. A ses yeux, Jean XXIII était «un bon prêtre de campagne, avec un sens de l’humour si grand, si grand, et une grande sainteté». Lorsqu’Angelo Roncalli était nonce apostolique en France, «certains ne l’aimaient pas beaucoup au Vatican, et quand il arrivait pour apporter des choses ou pour demander, dans certains bureaux, on le faisait attendre», avait précisé le pontife, appréciant en outre que Jean XXIII «se préoccupait des pauvres» et des jeunes. L’ancien pape était aussi «l’homme du Concile» Vatican II (1962-1965).
Aux yeux du pape François, Jean Paul II était quant à lui «le grand missionnaire de l’Eglise, (…) qui a porté l’Evangile partout». «Il sentait ce feu de porter en avant le Parole du Seigneur. C’est un Paul, c’est un saint Paul, c’est un homme de la sorte ; pour moi il est grand», avait ajouté le pape François lors de la longue conférence de presse qu’il avait tenue devant les journalistes. (apic/imedia/cp/cw)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/cette-ceremonie-devrait-attirer-des-foules-importantes-a-rome/