Fribourg : 420 agents pastoraux réunis pour la 3e session diocésaine
Fribourg, 1er octobre 2013 (Apic) Quelque 420 prêtres, diacres et laïcs du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg sont réunis du 1er au 3 octobre à l’Université Miséricorde de Fribourg pour se pencher sur la thématique du dimanche. Avec un leitmotiv «maintenir le dimanche en vie».
Les agents pastoraux inscrits à la 3e session diocésaine «Un dimanche pour la vie» ont commencé par débattre de l’évolution de la conception du dimanche, à partir du regard des sociologues. Jusqu’à une époque relativement récente, le dimanche était structuré, pour la majeure partie de la population, par la participation à un office religieux, le repas en famille et les activités communautaires. Aujourd’hui ce cadre a éclaté. On peut dire que le dimanche concentre les activités de la semaine, explique Marie-Claire Rey-Baeriswyl, professeure à la Haute-Ecole fribourgeoise de travail social (HEF-TS). Le défi du dimanche est d’achever tout ce qui n’a pu être fait pendant la semaine : prendre du temps avec ses enfants, faire du sport, se reposer, terminer ses tâches domestiques ou même préparer le travail du lundi. Le choix pour l’organiser n’est plus collectif, mais très largement individuel. Il n’y a plus de contrôle social sur la pratique religieuse, par exemple, mais le dimanche est envahi par d’autres contraintes impératives.
Certes, le dimanche reste dans une assez large mesure le temps où les gens se rencontrent notamment dans le cadre des manifestations sportives et culturelles, mais il n’a plus de caractère prescripteur. Ces usages pluriels du dimanche ont été mis en lumière à travers une petite enquête présentée par les sociologues René Knüsel et Hakim Ben Salah de Lausanne. Autour de la question «Que faisons-nous de nos dimanches ?» Si la tentation commerciale avec les pressions pour l’ouverture dominicale des magasins est bien réelle, elle reste pour le moment en Suisse relativement marginale. Le défi pour les Eglises est alors d’investir ces nouveaux espaces de la culture, du sport et des loisirs, d’être là où les gens continuent de se rencontrer.
A partir de la lecture du livre de la Genèse, le Père Philippe Lefebvre, professeur d’Ancien Testament à la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg, a évoqué l’expérience biblique de la semaine. Dans l’Ancien Testament le septième jour, le sabbat s’ouvre sur un huitième qui nous place dans le temps de Dieu. Ce jour du Seigneur, c’est le sens du terme dimanche, marque la visite de Dieu parmi les hommes. Il donne au temps répétitif une dimension nouvelle.
Durant les trois jours de session, la réflexion des agents pastoraux se poursuivra autour de trois caractéristiques : l’assemblée, l’eucharistie et le dimanche. Une trilogie élaborée par le principal intervenant, le Père François Wernert, maître de conférences à la Faculté de théologie catholique de Strasbourg et auteur du livre : «Le dimanche en déroute – Les pratiques dominicales dans le catholicisme français». (apic/mp)
Des photos de ce reportage sont disponibles auprès de l’apic au prix de 80.– francs la première, 60.– les suivantes
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