Une centaine de morts et 250 disparus

Rome: Le pape exprime sa «honte» face à l’énième «naufrage tragique» au large de Lampedusa

Rome, 3 octobre 2013 (Apic) Peu après la nouvelle d’un nouveau naufrage particulièrement meurtrier au large de l’île italienne de Lampedusa, le pape François a exprimé, le 3 octobre 2013, la «honte» qu’il ressentait face à cette tragédie. La catastrophe a fait une centaine de morts et au moins 250 disparus. Très sensible à la question de l’immigration, le pape avait effectué son premier déplacement hors de Rome précisément à Lampedusa, en juillet dernier.

Le pape a fait cette déclaration devant des participants à une rencontre organisée par le Conseil pontifical Justice et Paix, au Vatican. Au terme de son discours officiel sur l’encyclique «Pacem in terris», dont on célèbre le cinquantenaire, le pontife a improvisé les paroles suivantes: «En parlant de la crise économique mondiale inhumaine, qui est un symptôme grave du manque de respect de l’homme, je ne peux pas ne pas rappeler avec grande horreur les nombreuses victimes de l’énième naufrage tragique qui a eu lieu aujourd’hui au large de Lampedusa…C’est le mot honte qui me vient à l’esprit, c’est une honte».

Le pontife a invité chacun à prier Dieu pour ceux qui ont perdu la vie, hommes, femmes, enfants, pour leurs proches et pour tous les réfugiés. «Unissons nos forces pour que de telles tragédies ne se répètent plus, seule une collaboration convaincue de tous peut aider à les prévenir», a-t-il souligné.

Des tragédies récurrentes

Selon un bilan à la mi-journée, la catastrophe a causé la mort d’au moins 93 personnes. 250 autres sont portées disparues. Le bateau avait à son bord quelque 500 candidats à l’immigration, en provenance de la Corne de l’Afrique. 150 personnes ont pu être sauvées.

Ces tragédies sont récurrentes au large de la petite île, située entre la Sicile et la Tunisie. Cette position géographique en fait une porte d’entrée de choix vers l’Europe pour les migrants d’Afrique.

Depuis le début de son pontificat, le pape François s’est montré très attentif à la question des immigrés et des réfugiés. C’est précisément à Lampedusa qu’il avait choisi de réaliser son premier déplacement hors de Rome, le 8 juillet dernier, afin de «pleurer les morts» de l’immigration. Il avait notamment jeté une couronne de fleurs à la mer en mémoire des victimes des naufrages et demandé de mettre un terme à la «mondialisation de l’indifférence». (apic/imedia/cp/mm/rz)

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