Suisse: Les jeunes croyants moins portés sur les substances addictives que les athées

Le paradis réel remplace le paradis artificiel

Lausanne, 3 octobre 2013 (Apic) Les jeunes hommes suisses qui se disent croyants sont moins nombreux à consommer des substances addictives que les jeunes gens du même âge qui se décrivent comme athées. C’est ce qu’affirme une récente étude du Fonds national suisse menée par le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Un groupe de chercheurs dirigé par Gerhard Gmel du CHUV, ont démontré dans la revue spécialisée «Substance use & misuse» que les jeunes hommes croyants ont moins recours à des substances tels que le tabac, l’alcool ou le cannabis que les personnes du même âge se prétendant athées ou agnostiques, rapporte le Fonds national dans un communiqué du 3 octobre 2013.

L’étude a été réalisée entre août 2010 et novembre 2011 sur 5’387 jeunes de 20 ans convoqués dans plusieurs centres de recrutement de l’armée en Suisse. Les chercheurs ont divisé les sondés en cinq catégories différentes: Les «croyants», qui croient en Dieu et pratiquent une religion, les «spirituels», qui croient en une puissance supérieure mais ne pratiquent aucune religion, les «incertains», qui ne savent pas que penser au sujet de Dieu, les «agnostiques», qui partent du principe qu’on peut pas savoir si Dieu existe, et les «athées», qui considèrent que Dieu n’existe pas.

Principes moraux ou environnement social?

Sur les 543 jeunes croyants, 30% ont déclaré fumer quotidiennement des cigarettes et 20% du cannabis plus d’une fois par semaine. Ils étaient seulement 1% à avoir consommé de l’ecstasy ou de la cocaïne au cours de l’année précédente.

51% des 1’650 athées, fument quotidiennement, dont 36% du cannabis plus d’une fois par semaine. 6% ont consommé de l’ecstasy et 5% de la cocaïne au cours de l’année précédente. Les trois autres groupes se situent dans la moyenne, tant de par leurs considérations religieuses que de par leur consommation de substances addictives.

Gerhard Gmel note donc que la croyance religieuse pourrait avoir un effet protecteur contre la consommation de telles substances. Le chercheur relève qu’il reste à déterminer si la différence entre les deux groupes est à imputer aux principes moraux des individus ou au contrôle social exercé par leur environnement. (apic/com/rz)

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