Nguyên Công Chinh a toujours été en butte aux persécutions
Hanoi, 18 octobre 2013 (Apic) Le pasteur Nguyên Công Chinh subit en permanence des mauvais traitements dans la prison de An Phuoc. C’est ce que dénonce son épouse au terme de sa dernière visite. En 2003 déjà, sa chapelle a été détruite par trois fois et sa propriété confisquée. En juin 2009, une vingtaine de policiers étaient venus détruire entièrement son domicile.
Arrêté par la police en avril 2011, le pasteur Nguyên Công Chinh a été condamné un an plus tard par un tribunal populaire à onze ans de prison. Il a été accusé d’avoir «porté atteinte à l’unité nationale» et d’avoir «calomnié le pouvoir», indique l’agence «Eglises d’Asie» dans un article diffusé le 18 octobre.
Le 18 août dernier, lors d’une visite à son époux, Mme Nguyên Thi Hông a vu le visage tuméfié de son mari. Celui-ci l’a informé qu’il avait été battu sans raison et que bien qu’il ait adressé une plainte à l’encontre de son agresseur, celle-ci n’avait pas été instruite.
Clamant son innocence, le pasteur luthérien avait fait savoir qu’il considérait les charges retenues contre lui comme des calomnies à son égard. En prison, il avait continué d’affirmer que les accusations qu’on lui reprochait étaient illégitimes. Les autorités lui ont alors fait subir toutes les difficultés possibles, y compris en prison. Son épouse assure que ces mauvais traitements ont commencé dès le début de son incarcération. Le pasteur recevait déjà des coups pendant son séjour dans un premier camp dans la province de Gia Lai. C’est le cas encore aujourd’hui au camp de An Phuoc.
Agé de 44 ans, le pasteur Nguyên Công Chinh est originaire de la province du Quang Nam. Il est aujourd’hui le haut responsable des protestants luthériens du Vietnam, un groupe religieux non reconnu par le gouvernement. Il avait appartenu auparavant à l’Eglise mennonite qui, elle aussi, a maille à partir avec le pouvoir. Il exerçait son ministère dans la ville de Pleiku, province de Gia Lai, sur les Hauts Plateaux du Centre Vietnam.
Pendant longtemps, le pasteur a été en conflit avec les autorités régionales et en butte aux persécutions policières. En 2003, sa chapelle fut détruite par trois fois et sa propriété confisquée. En juin 2009, une vingtaine de policiers étaient venus détruire entièrement son domicile, qui était aussi un lieu de culte.
Depuis 1988, il vivait dans la province de Gia Lai sans livret de famille ni papiers d’identité. Ses nombreuses demandes de documents officiels s’étaient heurtées au refus des autorités locales. (apic/eda/bb)
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