Liban: « Si les chrétiens libres tombent au Liban, ce sera leur fin dans tout le Moyen-Orient », affirme le président Sleiman
Beyrouth, 28 octobre 2013 (Apic) « Si la présence chrétienne libre tombe au Liban, ce sera sa fin dans tout le Moyen-Orient, et même en Asie et en Afrique », a affirmé le président du Liban, Michel Sleiman. Le chef d’Etat s’exprimait dans le cadre du premier Congrès général des chrétiens d’Orient qui a eu lieu les 26 et 27 octobre 2013 à Raboueh, près de Beyrouth. Les participants ont appelé les chrétiens d’Orient à rester attachés à leur terre.
« L’exemple de l’exception libanaise caractéristique, fondée sur la coexistence sociale et politique, et ayant protégé les minorités, pourrait servir de base à un nouveau système socio-politique oriental susceptible, par sa diversité et son respect des libertés individuelles et publiques, d’aboutir à l’établissement d’Etats et d’une réelle citoyenneté », a estimé le président libanais, relayé le 28 octobre 2013 par le quotidien local « L’Orient-Le Jour ». Pour le chef d’Etat libanais, « l’avenir des chrétiens s’inscrit dans le prolongement de leur passé dans la région…et il dépendra de leur capacité à renforcer la logique de la modération, de l’ouverture et du règne du dialogue dans leur milieu ».
Le premier Congrès général des chrétiens d’Orient a eu lieu en présence de l’ancien président du Parlement libanais Hussein Husseini, du député Michel Aoun, chef du bloc du Changement et de la Réforme, du vice-Premier ministre Samir Mokbel, du patriarche maronite Béchara Raï, et de plusieurs personnalités politiques et religieuses.
Les participants ont souligné que les chrétiens d’Orient sont « les fils originaux de cette terre, et ils y resteront, quelles que soient les difficultés », encourageant le dialogue entre les chrétiens et leurs frères musulmans.
Michel Sleiman a reçu le 26 octobre un message de l’émir du Qatar, Cheikh Tamim, dans lequel il affirme son intention d’aider à la libération des deux évêques enlevés il y a six mois en Syrie, Mgr Boulos Yazigi et Mgr Youhanna Ibrahim, aux mains d’un groupe islamiste. (apic/lorj/rz)
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