La Conférence centrale catholique romaine va renforcer sa communication
Zurich, 4 décembre 2013 (Apic) Une cinquantaine de délégués de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ) se sont réunis les 29 et 30 novembre 2013 en assemblée plénière. La RKZ souhaite donner davantage d’impact à sa communication et la rendre plus parlante. L’assemblée, au terme d’une discussion animée, a aussi demandé aux évêques suisses d’affirmer clairement que le «Vade-mecum» constitue une «base de travail» et ne fait pas l’objet d’un mandat de «mise en application».
La Conférence centrale veut exprimer «plus clairement que bien des activités menées par l’Eglise catholique à l’échelon de la Suisse et des régions linguistiques sont importantes pour permettre à l’institution d’exercer une influence dans la société et de dialoguer avec elle selon des modes qui s’inscrivent dans l’esprit du temps», dit-elle dans un communiqué s igné de son secrétaire général Daniel Kosch. «La communication axée jusqu’ici essentiellement sur des messages abstraits où les chiffres occupent une grande place demande à être complétée par des illustrations et des évocations de la réalité concrète», indique la RKZ, qui vise à améliorer la visibilité de ses prestations. Elle invite «les membres de synodes, les autorités des communes ecclésiastiques/paroisses et les collaborateurs pastoraux» à «se sentir directement concernés et nourrir la conviction que les sommes versées à la Conférence centrale ne sont pas de l’argent perdu pour l’Eglise locale mais, au contraire, un bon investissement». Les délégués à l’assemblée ont voté un crédit pour la réalisation d’un concept de communication ayant pour objectif de rafraîchir l’image de la Conférence centrale et de renouveler ses instruments de communication.
Une discussion animée s’est déroulée à propos du Vade-mecum, indique la RKZ. Ce document, élaboré par une commission d’experts de la Conférence des évêques suisses dans le but de régir «la collaboration de l’Eglise catholique avec les corporations de droit public ecclésiastique en Suisse», a suscité des remous dans l’Eglise ainsi qu’au sein des médias lors de sa publication l’été dernier.
«Les échanges ont porté principalement sur le fait que le document a été adopté par les évêques ‘pour mise en application’ et qu’il a été diffusé publiquement sans information préalable des corporations de droit public ecclésiastique – pourtant concernées au premier chef – et sans que ces dernières aient été véritablement associées à la procédure», souligne la RKZ. Celle-ci affirme également que «de nombreuses affirmations et exigences figurant dans le document soulèvent des interrogations». Dès lors, la Conférence centrale tient à ce que la Conférence des évêques suisses (CES) déclare en bonne et due forme que le Vade-mecum constitue une «base de travail» et qu’il ne fait pas l’objet d’un mandat de «mise en application».
C’est à partir de là que la Conférence centrale se dit «ouverte à un dialogue constructif sur les améliorations nécessaires à apporter au système dualiste». Elle souhaite également «l’adoption de directives pour la communication interne et externe de la CES et des diocèses qui soient propres à favoriser un débat concret et constructif sur les questions de droit public ecclésiastique à résoudre, cela tant dans les médias qu’au sein de l’opinion publique».
Les délégués ont approuvé l’ensemble des propositions de subventionnement à l’échelon national lancées conjointement par les commissions de la RKZ, des représentants de la Conférence des évêques et de l’Action de Carême. En 2014, 8,7 millions de francs seront répartis entre une cinquantaine d’institutions. Sur ce total, 7,1 millions proviendront de la Conférence centrale et 1,6 million de l’Action de Carême. «L’approbation a été d’autant plus nette qu’à la suite de la diminution de la participation de l’Action de Carême, des économies d’environ 750’000 francs (comparativement à 2012) ont été réalisées et que, de ce fait, il s’avère possible de ne pas dissoudre des réserves, à la différence des années précédentes», indique la RKZ.
Plus de la moitié des fonds du cofinancement sont affectés à la Conférence des évêques suisses et au financement de l’activité médiatique de l’Eglise. Le reste profite à la formation de base et à la formation continue des collaborateurs ecclésiaux, à la pastorale de la jeunesse, aux associations catholiques ainsi qu’à de très nombreux offices spécialisés.
Au niveau des «élections pour la période 2014-2015», près de la moitié des délégués ont été soit confirmés dans des fonctions exercées jusqu’ici, soit élus nouvellement en tant que membres de commissions ou en tant que représentants de la Conférence centrale au sein d’autres institutions.
La présidence de la Conférence centrale, qui compte cinq membres, a fait l’objet d’un renouvellement partiel en raison des départs de Giorgio Prestele (ZH) et de Peter Niederberger (ZG). Ils seront remplacés par le président du conseil synodal zurichois, Benno Schnüriger, et celui de l’Eglise nationale d’Argovie, Luc Humbel. Les autres membres en fonction jusqu’ici, à savoir Hans Wüst (SG), Susana Garcia (VD) et Jean-Paul Brügger (FR), ont été confirmés dans leur charge.
La partie thématique organisée la veille de l’assemblée plénière statutaire a été animée par Arnd Bünker et Urs Winter-Pfändler, respectivement directeur et collaborateur scientifique de l’Institut suisse de sociologie pastorale à Saint-Gall (SPI). Ils ont présenté les premiers résultats d’une recherche en cours sur la réputation des Eglises, ainsi que les statistiques 2013 de l’Eglise catholique en Suisse qui viennent d’être publiées. La discussion a montré combien il est important que les Eglises sachent comment elles sont perçues de l’extérieur, mais aussi à quel point des déclarations et statistiques sorties de leur contexte peuvent avoir des répercussions dangereuses. «Les statisticiens le savent mieux que quiconque: la prudence s’impose dans le maniement des chiffres. On ne saurait comparer des pommes avec des poires!», a lancé Arnd Bünker.
(apic/com/dk/bb)
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