Mgr Andrello accusé d’avoir couvert l’affaire
Santiago, 10 janvier 2014 (Apic) Mgr Ricardo Ezzati Andrello, archevêque de Santiago du Chili, a proposé une aide spirituelle et psychologique aux personnes abusées par le Père Fernando Karadima, dans les années 1980. Dans le cadre du procès de l’ancien prêtre, actuellement en cours, des victimes accusent l’archevêque d’avoir couvert l’affaire.
La proposition de Mgr Andrello a été faite lors d’une audience de conciliation devant la Cour d’appel, le 6 janvier 2014. Au cours de celle-ci, trois victimes d’abus ont réclamé 900’000 dollars d’indemnités pour préjudice moral.
Face aux critiques des victimes l’accusant d’avoir couvert l’affaire et de ne pas avoir pris en compte à temps les accusations, l’archevêque de Santiago a indiqué que sa proposition était sincère et qu’elle était destinée « à contribuer au processus personnel de renouveau, de guérison et de réparation des victimes ». Une des instances mises à disposition est la Fondation Benoît XVI, créée par l’Eglise catholique romaine suite aux cas d’abus sexuels révélés dans les années 2000. Elle offre un appui et un accompagnement psychologique et spirituel aux victimes de délits commis par les membres du clergé.
L’archevêque a invité les plaignants à «témoigner de leurs expériences dramatiques pour que de telles situations ne se reproduisent jamais». Il a également reconnu et regretté la douleur des victimes du Père Karadima, qui «ont été trahies dans la confiance qu’elles avaient pour ce religieux ».
Pour autant, Mgr Andrello n’a pas voulu reconnaître une quelconque culpabilité de l’Eglise dans ces faits. Il a rappelé qu’il ne pouvait être question que de «responsabilités personnelles».
Une nouvelle audience est prévue le 5 mars 2014. D’ici là, l’avocat des plaignants s’est engagé à examiner la proposition de l’archevêque. (apic/jcg/rz)
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