Rome, 19 janvier 2014 (Apic) A l’occasion de la Journée mondiale des migrants et des réfugiés, le 19 janvier 2014, le pape François a salué le travail de tous ceux qui viennent en aide aux migrants et les défendent des «marchands de chair humaine». Lors de la prière de l’Angélus sur la place St-Pierre, le pape a assuré aux migrants qu’ils étaient «proches du cœur de l’Eglise» et souhaité qu’ils ne perdent pas les valeurs de leur culture d’origine. Quelques heures plus tard, le pape devait rencontrer une centaine de réfugiés dans une paroisse de Rome.
Depuis une fenêtre du Palais apostolique au Vatican, le pape a souhaité saluer les représentants des différentes communautés ethniques présentes à Rome. «Chers amis, a assuré le pontife, vous êtes proches du cœur de l’Eglise, parce que l’Eglise est un peuple en chemin vers le Royaume de Dieu. Je vous souhaite de vivre en paix dans les pays qui vous accueillent en gardant les valeurs de vos cultures d’origines, a-t-il ajouté, ne perdez pas l’espérance d’un monde meilleur».
Puis le pape a voulu «remercier ceux qui travaillent avec les migrants, pour les accueillir et les accompagner, dans leurs moments difficiles, pour les défendre de ceux que le bienheureux Scalabrini définissait comme des marchands de chair humaine, qui veulent rendre esclaves les migrants». Le pape François a alors invité à penser aux souffrances de nombreux migrants qui se trouvent sans travail ou sans papiers. Puis il a invité les milliers de fidèles présents à prier pour les migrants avant de prendre avec eux un temps de silence et de réciter la prière du «Je vous salue Marie», en italien.
Le bienheureux Jean-Baptiste Scalabrini (1839-1905), originaire du Nord de l’Italie, fut un actif défenseur des plus pauvres. L’évêque, fondateur des missionnaires de Saint Charles, les scalabriniens, visita les paroisses de son diocèse et fut particulièrement attentif à la formation des prêtres. Il fut béatifié le 9 novembre 1997 par Jean-Paul II.
Dans l’après-midi, le pape devait se rendre à la paroisse du Sacré-Cœur-de-Jésus, au centre de Rome. Avant de célébrer la messe, le souverain pontife devait y rencontrer une centaine de réfugiés et une soixantaine de sans-abri.
Depuis le début de son pontificat, le pape François a déploré à plusieurs reprises le sort des migrants. En juillet 2013, lors d’une visite éclair sur l’île italienne de Lampedusa, au large des côtes siciliennes, il avait particulièrement dénoncé la «mondialisation de l’indifférence» face au drame des migrants. Plus récemment, lors de l’Angélus du 29 décembre, le pape François avait évoqué avec force le drame des migrants et des réfugiés, victimes à ses yeux du refus et de l’exploitation. Dans son Message pour la Journée mondiale des migrants et des réfugiés, le pape avait jugé capital le passage d’une «culture du rejet» du migrant vers une attitude qui ait comme base la «culture de la rencontre».
Lors de la prière de l’Angélus, le pape a également commenté l’Evangile du jour, dans lequel le Christ est présenté comme «l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde». Invitant les fidèles à être disciples de Jésus Agneau de Dieu, le pape en a expliqué le sens, en insistant : «cela veut dire mettre l’innocence à la place de la ruse, l’amour à la place de la force, l’humilité à la place de la superbe, le service à la place du prestige».
«Etre disciples de l’Agneau signifie ne pas vivre comme une ›ville assiégée’, a expliqué le pape François, mais comme une ville placée sur la montagne, ouverte, accueillante et solidaire». Et le pape d’inviter l’Eglise à ne pas avoir une attitude de fermeture mais de proposer l’Evangile à tous. (apic/imedia/ami/mp)
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