Fribourg: La Commission de planification pastorale de la CES est devenue «Commission pastorale»
Fribourg, 20 janvier 2014 (Apic) La Commission de planification pastorale (CPP) de la Conférence des évêques suisses (CES) a remis fin 2013, après 47 ans d’activité, son mandat à la nouvelle Commission pastorale de la CES. La nouvelle commission reprendra d’une part les tâches principales de la CPP pour assurer la continuité et conseillera la CES pour les questions pastorales, rapportent dans un communiqué du 20 janvier 2014 Odo Camponovo, président de la CPP et Arnd Bünker, directeur de l’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) et secrétaire exécutif de la CPP.
Puisque les activités de planification relèvent des diocèses, des paroisses et des organes cantonaux de droit public ecclésiastique et que des procédures spécifiques de clarification du cofinancement à l’échelon de la Suisse et des régions linguistiques, ont été développées ces dernières années, la Commission pastorale pourra se concentrer essentiellement sur une activité de conseil dans ce domaine. La Commission sera donc aussi représentée au sein de la Commission paritaire de planification et de financement.
L’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) assumera le secrétariat de la nouvelle commission. «Le lien étroit entre les activités de la Commission et les travaux de recherche du SPI contribue finalement à ce que la pastorale soit proche de la réalité du terrain, au service de la personne et de sa réalité de vie toujours en mouvement», indique le texte.
A l’occasion du transfert des tâches, après 47 ans de travail de la CPP, le texte se penche sur l’histoire, les préoccupations, les lignes de démarcation et les enjeux actuels de la planification pastorale en Suisse.
L’aspect de planification, parmi les tâches de la CPP, fut régulièrement remis en question ces dernières années, relève notamment le communiqué. «Certains évêques craignaient d’une part un empiètement sur leur souveraineté dans leur diocèse. D’autre part, l’idée de planification passait pour être l’expression typique de la mentalité post-conciliaire des décennies 1960 et 1970».
Le texte explique également que «des symptômes d’essoufflement se manifestent de plus en plus, après des décennies du développement d’une infrastructure à large échelle de commissions et de conseils dans l’Eglise en Suisse». Selon la Commission pastorale, on peut parler, d’une part, de «désillusionnement» pour ce qui est de la participation réelle des fidèles au développement de la pastorale. D’autre part, les tendances sociétales sont au recul général de la disponibilité des uns et des autres à s’engager dans ces instances traditionnelles. «Cela n’équivaut pas à une disparition du désir de participation, mais les formes doivent en être actualisées», souligne l’instance. (apic/com/rz)
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