République démocratique du Congo (RDC): La naissance du Christ célébrée dans une mosquée

Un évènement « inhabituel et exceptionnel»

Kinshasa, 30 janvier 2014 (Apic) Le dialogue interreligieux s’est illustré d’une manière forte en République démocratique du Congo (RDC) où des musulmans ont organisé dans une mosquée de Kinshasa, la capitale, la fête de la Nativité du Christ. Selon le quotidien congolais «Le Potentiel» du mercredi 29 janvier 2014, des personnalités politiques, économiques et diplomatiques ont assisté à cet évènement «inhabituel et exceptionnel», organisé à l’initiative de l’imam Cheick Mounir Fadel de la mosquée Al Rassour Allazam de Kinshasa.

Pour l’imam Cheick Mounir Fadel, l’organisateur de la manifestation, le rapprochement entre les deux religions monothéistes peut contribuer à l’apaisement et à la cohabitation pacifique entre les populations, tant en RDC qu’ailleurs. Il a fustigé le terrorisme, l’islamophobie, ainsi que les forces du mal qui alimentent les rumeurs dans les médias. «L’islam, comme le christianisme, prône l’amour du prochain et l’avènement d’une paix durable à travers le monde », a-t-il rappelé.

Un grand nombre d’enfants âgés de 5 à 7 ans issus de milieux défavorisés étaient également associés à la fête. Le cardinal Laurent Monsengwo y était représenté par l’abbé Yves Koko.

Le représentant du cardinal Laurent Monsengwo s’est dit «satisfait» de cette initiative, qui invite régulièrement chrétiens et musulmans à se réunir à des moments de joie liturgique, comme à des moments de dures épreuves existentielles. « Le message de Noël est toujours simple : lumière d’en haut qui vient nous visiter. C’est le temps de la lumière fulgurante qui vient éclairer les ténèbres épaisses qui englobent le monde, et lui le Prince de la paix nous amène sa paix », a-t-il souligné.

Plaidoyer pour la paix

Victor Haddad, secrétaire général de la Communauté libanaise en RDC, a quant à lui plaidé pour la paix. «Par leur nature, tous les hommes aspirent à la paix. Mais Satan et les forces du mal font tout pour semer la haine, la violence et la guerre. Dans l’histoire des guerres, les guerres religieuses sont les plus atroces et les plus meurtrières. Elles sont difficiles à cicatriser et à oublier».

«Les guerres religieuses entre les chrétiens et musulmans sont sur nos frontières. Elles ont frappé à la porte de l’Afrique : Au Tchad, au Soudan, au Kenya, au Mali, au Nigeria et en Centrafrique. Ne croyons jamais que cela n’arrive qu’aux autres. C’est le piège», a poursuivi Victor Haddad. (apic/la prospérité/ibc/cw)

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