Mgr Nicolas Wyrwoll reçoit le «Prix Œcuménique San Nicola 2014»
Fribourg, 1er février 2014 (Apic) Mgr Nicolas Wyrwoll, membre du directoire de l’Institut d’études œcuméniques de l’Université (ISO) de Fribourg, a été honoré à Bari, ville du sud de l’Italie, qui abrite des reliques de saint Nicolas de Myre. Directeur de l’Institut des Eglises Orientales à Ratisbonne (Regensburg, en Bavière), le prélat a reçu le «Prix Œcuménique San Nicola 2014», décerné le 28 janvier 2014 par l’Institut œcuménique et patristique San Nicola de Bari.
A l’occasion du Dies academicus, l’Institut des dominicains à Bari et l’Institut d’études œcuméniques de l’Université de Fribourg ont convenu de préparer un accord de collaboration qui mettra les deux villes de saint Nicolas dans une relation d’échange plus étroite. «Bari et Fribourg entretiennent en effet d’étroites relations sous le signe de saint Nicolas, et aimeraient à l’avenir intensifier cette collaboration», souligne Barbara Hallensleben, professeure à la Faculté de théologie de Fribourg et membre de la Commission théologique internationale. La professeure Hallensleben était présente à la cérémonie de Bari.
L’Institut de Bari, confié à la responsabilité des Père dominicains, est inséré au sein de la Faculté de théologie des Pouilles. La séance académique était présidée par le doyen de la Faculté, le professeur Angelo Panzetta, et le Père dominicain Lorenzo Lorusso, directeur de l’Institut de Bari.
La distinction, qui a la forme d’une lampe à huile représentant le saint évêque de Myre sur un bateau et symbolisant la flamme de la prière pour l’unité des chrétiens, a été remise à Mgr Wyrwoll, à la basilique San Nicola de Bari, lors du Dies academicus de cet institut italien. Le prélat allemand, âgé de 75 ans, s’engage depuis un demi-siècle pour l’unité des chrétiens. Ses capacités furent mises au service de l’’Oikoumene’ lorsqu’il fut nommé collaborateur du Secrétariat pour l’unité des chrétiens à Rome, où il était responsable pour la rencontre avec les Eglises orientales, avant d’être nommé consulteur de ce Secrétariat, devenu entretemps Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.
Mgr Nicolas Wyrwoll est également éditeur du catalogue «Orthodoxia», un répertoire de tous les évêques orthodoxes au niveau mondial avec leurs adresses et leurs biographies, et également responsable des contacts œcuméniques de son diocèse de Hildesheim, consulteur de la Conférence des évêques en Allemagne, organisateur de voyages de pèlerinage et conférencier apprécié. Il est aussi le co-fondateur de la «Rose d’argent de Saint Nicolas de Myre», une distinction, créée par l’Institut d’études œcuméniques de l’Université de Fribourg et l’Institut des Eglises orientales à Ratisbonne.
Dans son message au Dies academicus de Bari, le Père Guido Vergauwen, recteur de l’Université de Fribourg, a souligné le rôle de «pont entre l’Orient et l’Occident» que joue saint Nicolas.
«Ce pont, nous essayons de le construire et de le stabiliser aussi dans notre Institut d’Etudes œcuméniques», a souligné le Père Guido Vergauwen, qui était retenu à Fribourg et en Allemagne pour des obligations académiques. Intégré dans l’Université de Fribourg et fondé en 1964, l’Institut fête cette année les 50 ans de son existence.
«Je suis très heureux qu’un membre du directoire de notre Institut, le prélat Nicolas Wyrwoll, reçoive aujourd’hui le ›Premio ecumenico San Nicola’. C’est un honneur pour lui et une belle reconnaissance de toute l’œuvre de sa vie dédiée à la rencontre amicale et à l’amour mutuel des chrétiens de différentes traditions ecclésiales – mais c’est en quelque sorte aussi un cadeau de la part de saint Nicolas même à notre Institut (…) Saint Nicolas crée une communion entre nos deux Instituts – qui par ailleurs sont marqués par la présence dominicaine».
Lors de la remise de la distinction, la laudatio a souligné que Nicolas Wyrwoll reliait le témoignage de la philanthropie de Dieu avec le témoignage du pacificateur, l’amour de Dieu qui s’exprime dans une prière sans cesse avec l’engagement dynamique et désintéressé d’amour du prochain.
«Nicolas Wyrwoll met notamment tout son cœur à favoriser la plus profonde ›communio’ entre les Eglises de l’Occident et de l’Orient. Tout aussi bien qu’il cultive l’amitié entre les personnes, il s’engage pour l’amitié entre les Eglises locales en tant qu’Eglises sœurs. Face aux rencontres avec les Eglises orientales et au renouveau ecclésiologique du Concile Vatican II, il proclame la compréhension de l’Eglise catholique de manière plurielle, en tant que communion d’Eglises particulières comme Eglises sœurs».
Au cours de sa conférence, le lauréat a exposé le rôle clarifiant et encourageant d’une théologie des Eglises sœurs. Et de relever que la reconnaissance des Eglises orthodoxes comme «Eglises sœurs» est une «réalité», qui est clairement soulignée par la Déclaration de la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, dans son document «Dominus Iesus» (2000).
La mise en pratique de cette réalité exige une espérance vivante et énergique qui comprend la révision de l’image de soi de l’Eglise catholique suivant l’ecclésiologie du Concile Vatican II: «L’Eglise catholique est une communion d’Eglises particulières en tant qu’Eglises sœurs». (apic/com/be)
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