Etats-Unis: Une alternative à l'utilisation d'embryons pour la recherche sur les cellules souches?

Une avancée scientifique donne de l’espoir à certains éthiciens

Boston, 13 février 2014 (Apic) Une nouvelle méthode de création de cellules souches polyvalentes à partir de cellules préexistantes pourrait réduire le besoin de recherches sur les cellules souches impliquant des embryons humains. Certains éthiciens, notamment catholiques, se réjouissent de cette avancée, rapporte le 11 février 2014 l’agence d’information américaine «Catholic News Service» (CNS).

Bien que le procédé n’ait été pour l’instant testé que sur des souris, deux études publiées fin janvier 2014 dans la revue scientifique britannique «Nature» ont démontré l’efficacité de la méthode nommée «stimulus triggered acquisition of pluripotency(STAP)» (acquisition de capacité multipotente générée par stimulus).

Les scientifiques de l’institut de recherche RIKEN, au Japon, et du Harvard’s Brigham and Women’s Hospital, à Boston, sont arrivés à reprogrammer des cellules sanguines de souris nouveau-né en les plaçant pendant 30 minutes dans un bain au niveau d’acidité très faible. De 7 à 9% des cellules soumises à ce stress sont retournées à un état multipotent et ont été capables de se développer en d’autres types de cellules.

Une avancée véritablement positive

«Si cette technologie se révèle réalisable avec des cellules humaines, ce qui paraît probable, cela offrira un moyen d’obtenir des cellules souches hautement adaptables sans en passer par la méthode destructive impliquant des embryons humains», soutient le Père Tadeusz Pacholczyk, directeur d’éducation au National Catholic Bioethics Center de Philadelphie. «Cela représente une avancée scientifique véritablement positive», ajoute le prêtre diplômé en neuroscience à l’Université américaine de Yale.

L’Eglise catholique s’oppose à toute recherche scientifique menant à la destruction d’embryons humains. (apic/cns/rz)

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