Il risque jusqu’à 20 ans de prison
Lons-le Saunier, 26 février 2014 (Apic) Le procès d’un prêtre pour le viol et l’agression sexuelle d’une paroissienne handicapée de 35 ans s’est ouvert le 26 février 2014 devant la cour d’assises du Jura à Lons-le-Saunier. Le prêtre, aujourd’hui âgé de 69 ans, nie le viol et parle de relation consentie. Il risque jusqu’à 20 ans de réclusion.
Le prêtre est accusé du viol et de l’agression sexuelle d’une femme particulièrement vulnérable en raison de ses troubles psychologiques et de problèmes physiques. Vu les circonstances pénibles pour la victime son avocate a demandé le huis-clos.
L’affaire remonte à 2010. En juin, lors d’un pèlerinage en Isère, le prêtre fait des avances à Marie, une femme très pieuse, qui vit toujours chez sa mère et touche l’allocation adulte handicapée. Il tente de l’embrasser et lui caresse les cuisses et le sexe. Voulant clarifier la situation, la paroissienne se rend, quelques jours plus tard, chez le prêtre. Les versions des deux protagonistes divergent sur la suite. Selon l’accusation, le prêtre a entraîné sa victime dans sa chambre et l’a violée. Vierge avant les faits, Marie affirme qu’elle n’était pas consentante, qu’elle a dit «non». Après avoir reconnu le viol en garde à vue, le prêtre assure de son côté qu’il l’a croyait consentante.
La victime n’a rien osé dénoncer après les faits, mais a refusé alors de retourner à l’église. Ce comportement a intrigué et inquiété sa mère. Les faits ont finalement été rapportés à l’évêque qui dénoncera lui-même le prêtre à la justice.
Le prêtre de son côté, «reconnaît sa culpabilité morale, mais pas sa culpabilité pénale. Pour lui, la jeune femme était consentante, elle avait envie de cette relation», a relevé son avocat qui plaide l’acquittement. Selon la défense, la plaignante présente «une approche de la réalité déformée par son vécu». Le prêtre a écrit plusieurs lettres d’excuses à sa victime et lui a proposé un pardon public. Dans son village, il a reçu le soutien de nombreux fidèles. Après les événements, il a été muté dans une autre région, mais pour l’heure aucune sanction canonique n’a été prise contre lui. (apic/ag/mp)
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