L’Eglise catholique ne prendra pas partie, selon l’archevêque de Dar es Salaam
Dar es Salaam, 5 mars 2014 (Apic) L’Eglise catholique de Tanzanie, en tant qu’institution, ne prendra pas partie dans le processus de nouvelle Constitution, ce projet ne traitant pas de questions liées à la foi, a déclaré l’archevêque de Dar es Salaam, la capitale, le cardinal Polycarpe Pengo, cité mercredi 5 mars par le quotidien local, «Tanzanie Daily news».
L’archevêque s’adressait à la presse, le 4 mars, au sujet de récents articles rapportant le soutien de membres de la Commission justice et paix de la Conférence épiscopale de Tanzanie (TEC) à un article de la nouvelle Constitution en cours d’élaboration. Il propose des gouvernements locaux dans les îles de Tanganyika et de Zanzibar, une union de ces gouvernements et un gouvernement national. Ce que les rédacteurs de l’article appellent « un gouvernement à trois niveaux ».
« Dans l’Eglise, quand nous voulons donner un point de vue, nous ne comptons pas sur un comité ou un groupe, mais nous nous rencontrons au sein de la Conférence épiscopale et publions une déclaration, qui est normalement faite par le président. Celle-ci devient la position officielle de l’Eglise catholique », a précisé le cardinal Pengo. Il a rappelé que lorsque l’Eglise donne une position sur une question, elle veut que les fidèles la suivent. D’où la nécessité d’un lien direct entre le sujet, la foi et la morale. Par exemple, a-t-il poursuivi, « si tout le projet de Constitution disait qu’il n’y a pas de Dieu, alors l’Eglise catholique réagirait, car ce serait contre sa foi ». (apic/ibc/mp)
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