L’autorisation de la technique médicale devra être approuvée par le peuple
Berne, 11 mars 2014 (Apic) Le Conseil des Etats s’est prononcé le 11 mars 2014 en faveur de l’autorisation en Suisse du diagnostic préimplantatoire (DPI). Le peuple devra s’exprimer en dernier lieu sur la libéralisation de cette technique, qui permet d’analyser un embryon conçu in vitro avant son implantation dans l’utérus pour y dépister d’éventuelles anomalies.
Par 39 voix contre 3, le Conseil des Etats est entré en matière sur la réforme visant à lever l’interdiction actuelle, rapporte l’ATS. Pour l’instant, les couples porteurs d’une maladie héréditaire grave ne peuvent détecter sa transmission que pendant une grossesse, ce qui conduit souvent à un avortement.
Pour lever l’interdiction, une modification de la constitution s’impose. Le peuple devra donc voter sur le sujet.
Trois camps se font face au Conseil des Etats. Outre les tenants de l’interdiction absolue et les partisans d’une forte libéralisation, une minorité se positionne en faveur d’assouplissements dans un cadre strict, sur la ligne du Conseil fédéral.
Les commissions d’éthique des chambres fédérales s’étaient déclarées en faveur du DPI. La Commission de bioéthique de la Conférence des évêques suisses (CES) a cependant dénoncé, en septembre dernier, le risque de dérapage en la matière.»Qui peut trier, sélectionner et éliminer des embryons dans un laboratoire médical ?» s’inquiétait alors la commission. Le professeur Thierry Collaud, président du groupe, relevait que cette pratique médicale était une porte grande ouverte pour l’entrée dans une ère de pratiques eugénistes. (apic/ats/arch/rz)
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