La force de la tendresse
Rome, 21 mars 2014 (Apic) Jean Vanier, fondateur des communautés de l’Arche, qui accueillent des personnes handicapées mentales, rencontre le pape François le 21 mars au Vatican. Le Québécois de 85 ans a confié la veille à L’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, sa grande proximité de vues avec le pontife, notamment sur l’attention envers les plus faibles et sur la force de la tendresse.
Dans l’interview, le fondateur des communautés de l’Arche revient sur les fondements idéologiques de son engagement qui dure depuis les années 1960. Ces principes sont très proches de ceux que ne cessent de prôner le pape depuis le début de son pontificat.
«Nous avons besoin du pauvre pour découvrir notre pauvreté, affirme le Québécois. C’est en vivant avec des personnes blessées que nous découvrons nos blessures». A ses yeux, manger à la table des exclus signifie refuser de se renfermer dans son clan, dans sa tribu, sa classe sociale et devenir leur ami.
«Dans l’Eglise aussi, estime encore Jean Vanier, nous vivons entourés de murs qui nous semblent infranchissables, mais il suffit d’une fissure imperceptible pour nous faire espérer». Comme le pape François, le fondateur de l’Arche souligne que la tendresse est un cadeau spécial de l’Esprit. «L’écoute de l’autre, ajoute-t-il, est un acte de tendresse. Il est accueil, et non pas jugement».
Le fondateur de l’Arche a récemment accordé une autre interview à la chaîne catholique française KTO pour le premier anniversaire de l’élection du pape François. Il y présentait le pape comme «un homme libre», louant particulièrement son souci de la personne humaine et ses gestes auprès des gens fragiles, cassés, qui ne sont pas «beaux» au vu des critères humains, ceux qui sont «les plaies du corps de Jésus», selon les paroles du pontife argentin. (apic/imedia/mm/rz)
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