Enquête à Fribourg auprès des missions catholiques de langue portugaise, espagnole et italienne

Dans les communautés immigrées, l’arrivée des « naufragés de la crise » fait monter la tension

Fribourg, 14 avril 2014 (Apic) Les responsables des services sociaux régionaux (SSR) dans le canton de Fribourg relèvent tous que la situation est très tendue au sein des communautés immigrées. De leur côté les Missions catholiques de langue portugaise, espagnole et italienne dressent le même constat, selon une enquête de « Caritas.mag ». En cause, notamment, la concurrence sur le marché du travail provoquée par les récentes vagues d’immigration stimulées par la crise dans l’Europe méridionale.

Si les Espagnols et les Italiens sont encore peu nombreux à frapper aux portes des services sociaux (SSR), ce n’est pas le cas des Portugais. Les SSR rencontrent des situations de grande précarité chez les ›retornados’, ces travailleurs immigrés qui avaient amassé un petit capital pour monter une affaire au pays: restaurants, petites entreprises de maçonnerie, d’installations sanitaires, etc. Avec la crise, ils n’ont plus trouvé de débouchés et ont fait faillite. « Ils reviennent en Suisse et sont prêts à prendre n’importe quel emploi, faisant ainsi concurrence à leurs compatriotes installés depuis plus longtemps. Certains sont venus avec des contrats qui sont cassés après deux ou trois mois», témoigne Corinne Siffert, responsable du SSR de Marly.

Une rude concurrence se fait jour avec les immigrés installés depuis longtemps. «C’est désormais chacun pour soi. Certains dénoncent les nouveaux arrivés qui menacent leur place de travail», confirme André Sallin, responsable du SSR de la Gruyère. «Parmi les gens qui demandent aujourd’hui de l’aide, nous trouvons de plus en plus de permis C, des gens qui ont longtemps travaillé, mais également des temporaires, qui ont eux aussi travaillé pendant des années, et que l’on ne veut plus employer, préférant des plus jeunes, moins chers». Isabelle Bohrer, responsable du SSR de Morat, souligne que des entreprises continuent de recruter au Portugal.

Depuis la Suisse, certaines entreprises ont débauché des personnes qui avaient un emploi au pays, en leur promettant un contrat ou en rédigeant des contrats à durée indéterminés fictifs. Ces travailleurs obtiennent alors le permis B, d’une durée de cinq ans. Des entreprises maraîchères n’engagent plus les Portugais, mais des Polonais… pour 6 francs suisses de l’heure. En Gruyère, un contrat prévoyait, pour une dame, du travail sur appel «une heure par mois… » Les responsables des services sociaux s’interrogent sérieusement sur la stratégie du SPOMI – le Service de la population et des migrants responsable de la police des étrangers – face à de tels cas d’abus.

En Gruyère, 55% des dossiers concernent des Suisses

«En Gruyère nombreux sont ceux qui ont le sentiment qu’il y a de plus en plus d’étrangers, notamment des Portugais, à demander l’aide sociale. Mais cela ne se vérifie pas dans la réalité: nos dossiers concernent 55% de Suisses et 45% d’étrangers. Et le nombre de dossiers concernant des Portugais est stable depuis 4 ans. Pour le moment, la proportion n’a pas changé, mais il est vrai qu’il y a désormais de plus en plus de demandes», relativise cependant André Sallin.

Il relève que le SSR devient toujours davantage un «service d’aide financière» pour les bas revenus, alors que certains milieux, opposés à l’instauration d’un salaire minimum, arguent que pour eux, «il y a les services sociaux !» Il y a aussi d’autres problèmes structurels « qu’on ne veut pas voir »: en raison de mesures décidées par les politiques, comme l’abaissement des subsides pour les assurances maladie, les statistiques de l’aide sociale vont immanquablement gonfler.

Plus de 40’000 Portugais dans le canton de Fribourg ?

Si, selon le Service de la statistique (SStat), les Portugais étaient, début 2014, près de 23’000 dans le canton de Fribourg, ils seraient en réalité quasiment le double, assure le Père Henrique Caldas Januário. Aumônier de la Mission catholique de langue portugaise du canton depuis cinq ans, le Père Henrique est bien placé pour évoquer l’évolution au sein de sa communauté, suite à la sévère crise économique qui a frappé le Portugal dès 2008.

La Mission, en plus de l’accompagnement religieux et spirituel, fait désormais plus en plus de travail d’accompagnement et d’aide sociale, confirme pour sa part l’assistante pastorale Célia Lopes. Basée à la rue du Nord n° 9, la Mission catholique de langue portugaise devient en effet toujours davantage un centre social. La génération venue dans les années 80 avec le statut de « saisonniers» avait du travail et a fini par s’installer. L’accord sur la libre circulation des personnes, entré en vigueur le 1er juin 2002, a accéléré le mouvement. Mais avec la crise qui s’éternise, d’anciens immigrés retournés au pays reviennent en Suisse. De nombreux jeunes sortant des études, bénéficiant d’une bonne formation, mais sans perspectives d’avenir au pays, font de même.

La solidarité s’étiole

«Avant ces cinq dernières années, je n’avais jamais entendu parler de problèmes sociaux chez les Portugais», note Célia. «Aujourd’hui, tous les jours, des gens viennent demander de l’aide. D’autres ont honte et n’osent pas venir. Je connais des nouveaux arrivés diplômés qui n’ont trouvé du travail que dans le nettoyage». L’assistante pastorale remarque la diminution de la solidarité au sein de la communauté, car la concurrence pour les places de travail se fait vive. « Lorsqu’une personne gagne 20 à 30 francs de l’heure pour faire des ménages, et que des compatriotes sont prêts à travailler pour 10 francs de l’heure, il est normal qu’elle craigne pour son emploi». En matière de solidarité, les patrons portugais «ne sont pas différents des Suisses. Ils engagent la main d’oeuvre la meilleure marché!»

Les personnes qui viennent en Suisse pour chercher un travail peuvent y rester jusqu’à trois mois sans s’annoncer aux autorités. Nombre d’entre elles travaillent au noir, faisant concurrence à leurs compatriotes installés depuis longtemps.

L’entraide subsiste néanmoins

«L’entraide subsiste néanmoins. Des personnes sont encore prêtes à accueillir des nouveaux arrivés dans leur famille. Elles les hébergent volontiers, mais après deux ou trois mois sans perspective d’emploi, la situation devient tendue. Des gens s’incrustent, ce qui ne va pas sans créer des problèmes». Les immigrés de 50–60 ans qui arrivent pour la première fois en Suisse trouvent difficilement du travail. Des grands-pères viennent en Suisse, dans l’espoir d’aider leurs petits-enfants restés sur place.

Même s’ils ont des dizaines d’années d’expérience, ils n’ont pas de papier attestant leur formation et ne parlent pas la langue. Célia accompagne des demandeurs d’emploi dans les agences temporaires. Elles refusent les dossiers de ceux qui ne parlent pas le français. On leur dit de retourner au Portugal, car en Suisse, le marché est bouché.

« Il n’y a rien pour eux ici, mais ils n’ont plus rien chez eux. Ils ont honte de rentrer, car ils auraient le sentiment de perdre leur dignité», assure le Père Henrique.

Les immigrés espagnols de retour en Suisse

Dans le canton de Fribourg, les immigrés espagnols étaient officiellement quelque 2’300 au début 2014. Un nombre à nouveau en progression depuis quelques années. Le Père Miguel Blanco, aumônier à Fribourg de la Mission catholique de langue espagnole, estime de son côté le nombre d’Espagnols à près de 4’000. Parmi eux, un millier de «retornados», des travailleurs immigrés rentrés il y a quelques années en Espagne, et qui reviennent en raison de la crise. Sans compter quelque 2’000 «Latinos» sud-américains.

Il note que les Espagnols résidant de façon permanente en Suisse étaient près de 120’000 jusqu’à la fin des années 1980. Nombre d’entre eux ont commencé à retourner en Espagne dans les années qui ont suivi la mort de Franco, dans le sillage du profond changement culturel de la «movida», pour n’être plus que 70’000 en 2012. Mais avec la crise qui frappe durement la Péninsule, la tendance s’est inversée et ils émigrent à nouveau.

«Avec l’éclatement de la bulle immobilière en Espagne en 2008, le flux a commencé à s’inverser, et les Espagnols reviennent en Suisse, grâce à la libre circulation des personnes. En outre, nombre de ceux qui arrivent aujourd’hui avec un passeport espagnol sont en fait des Latino-américains. Il y a même parmi eux des personnes qui ne savent pas l’espagnol…», lance le Père Miguel.

L’Espagne perd ses jeunes diplômés

Paradoxalement, l’Espagne, qui voit émigrer vers des cieux plus cléments ses jeunes diplômés universitaires – l’Allemagne offre sur place des cours d’allemand et recrute du personnel formé – accueille sur son sol une importante immigration. Elle provient d’Amérique latine, notamment d’Equateur, de Colombie ou de la République dominicaine. Les besoins sont là: dans l’agriculture, mais aussi pour l’accompagnement des personnes âgées ou pour la garde des enfants… Et cela sans compter l’immigration maghrébine et subsaharienne, ou encore celle d’un million de Roumains et Moldaves qui travaillaient dans le bâtiment avant la crise.

«Les jeunes Espagnols montent vers le nord: de Genève, ils poursuivent leur route vers Lausanne, Fribourg, Berne et Zurich. Ils sont, selon les époques, 10 à 50 à passer à Fribourg chaque semaine. Ils ne restent pas, car ils ne trouvent plus d’emploi dans la construction, concurrence portugaise oblige».

«En Espagne, malgré l’annonce par les autorités de la sortie de la crise, le chômage reste à 25–30%, selon les régions. Il y a actuellement 1,8 million d’appartements vides, alors que des familles ont été jetées à la rue pour défaut de paiement de leur hypothèque ».

«Les jeunes ne peuvent pas faire le projet de fonder une famille sans un minimum de base matérielle. Nombreux sont ceux qui avaient quitté le domicile parental et qui doivent retourner y vivre ». Beaucoup d’Espagnols sont bien formés, note l’aumônier. En général, ceux qui arrivent à Fribourg ne frappent pas à la porte de l’Eglise, car ils vont directement chercher un emploi sur internet.

Tout bénéfice pour les pays d’accueil

«C’est tout bénéfice pour des pays d’accueil comme l’Allemagne, l’Angleterre ou la Suisse. Bien formés, les jeunes Espagnols sont rapidement productifs. De plus, ils parlent aussi l’anglais…» Le Père Miguel considère que l’arrivée de ces nouveaux immigrés est une chance pour l’Eglise catholique en Suisse: ils lui apportent du sang neuf. La Mission est au service des catholiques de langue espagnole provenant de 23 pays différents.

L’Eglise, avec le travail des Missions linguistiques, reste pour eux un puissant moyen d’intégration faisant office de pont entre l’Eglise d’origine et l’Eglise d’accueil.

Les Italiens, issus d’une immigration plus ancienne, sont bien intégrés

Issue d’une immigration plus ancienne, la communauté italienne est bien installée à Fribourg. Forte de 4’000 membres, sans compter les naturalisés, elle est bien intégrée. «Depuis juin 2012, nous assistons à un nouveau développement. Avec la crise économique en Italie, on voit arriver pour la première fois des immigrés très formés – des ingénieurs, des médecins», constate l’assistante pastorale Francesca Pelloni, secrétaire de la Mission catholique italienne basée à la rue du Nord 7. Pendant la décennie précédente, la communauté italienne n’enregistrait pratiquement pas de nouvelles entrées. Les enfants de la première génération étaient intégrés dans le contexte social et ecclésial local.

Néanmoins, la Mission catholique italienne (MCI) reste la référence spirituelle de la plupart des Italiens âgés du canton de Fribourg. Par contre, la garderie, qui accueillait dans les années 1960–1970 nombre d’enfants de «saisonniers» forcés à résider clandestinement en Suisse, a depuis longtemps fermé ses portes.

Devenue entre-temps Suissesse, Francesca Pelloni, d’origine sicilienne, est installée en Suisse depuis 1967. Certes, elle reconnaît que le statut de « saisonniers » et ses aspects inhumains appartiennent au passé. Mais des immigrés italiens à la recherche d’un emploi frappent à nouveau à la porte de la Mission. Plusieurs personnes seules et des familles avec des enfants ont atterri depuis l’automne dernier à la rue du Nord 7. Depuis longtemps, les Italiens ne venaient plus chercher du travail en Suisse, mais avec la crise économique, la donne a changé. Des personnes avec un bon niveau de formation, bien intégrées mais sans emploi, sont forcées, à 35 ou 38 ans, de retourner chez leurs parents et de vivre sur la retraite de ces derniers.

« L’émigration devient leur porte de sortie, et on voit des gens venir en Suisse chez des parents, en repérage, pour voir s’ils ont une chance de trouver un emploi», relève Francesca, qui affirme que la mission doit de plus en plus «faire du social».

Les mauvais souvenirs de l’époque des initiatives Schwarzenbach

L’abbé Dominique Rimaz, depuis 2012 aumônier de la MCI à 25%, est de mère italienne et a également le passeport italien. Le jeune prêtre broyard se souvient du temps de l’initiative xénophobe de James Schwarzenbach dans les années 1970 et dit en avoir souffert dans son milieu. Les résultats de la votation fédérale du 9 février «contre l’immigration de masse» ne lui disent rien de bon.

«Je vois aussi maintenant des personnes sans formation prendre le risque de partir de chez eux, passant d’une situation précaire à une autre. Ils font halte à Fribourg, mais ont plus de chance s’ils continuent leur route vers Lausanne ou Genève, car le marché du travail y est plus diversifié». C’est la situation des familles qui lui fait le plus souci: «Quand on est seul, cela va, mais quand on a une famille avec des enfants…»

Se souvenant de son histoire familiale, le jeune prêtre craint que l’on restaure un jour,

sous la pression de milieux xénophobes, un «remake» du statut de «saisonnier», contraire à ses yeux à la conception chrétienne de la famille et aux droits de l’homme. JB

Encadré

Plus de 20% de la population fribourgeoise de nationalité étrangère

Selon le Service de la statistique (SStat), en ce début d’année, quelque 61’500 personnes de nationalité étrangère vivent dans le canton de Fribourg, soit plus de 20% de la population. Un quart d’entre elles sont nées dans le canton, et plus de 80% proviennent de l’Union européenne. La communauté portugaise représente le groupe le plus nombreux, environ 1/3 de la population étrangère du canton.

La crise a entraîné un repli sur soi

La Mission de langue portugaise, soulignent ses deux responsables, accueille non seulement des Portugais, mais également d’autres lusophones, notamment 5% de Brésiliens et 8% de Cap-Verdiens. Face aux problèmes, nombre d’immigrés perdent la foi: «Ils espéraient plus d’aide de leur communauté, mais ils voient que, désormais, c’est le règne du chacun pour soi». La fréquentation de la messe, par exemple, est en baisse dans la communauté, note le Père Henrique Caldas Januário. Sauf à Pâques ou, en mai, lors du pèlerinage à l’oratoire de Notre-Dame de Fatima, à Ponthaux. «Ce repli sur soi est déprimant», note Célia Lopes, «mais il y a aussi des sursauts: la communauté cap-verdienne à Estavayer-le-Lac et à Romont est très dynamique. A la messe, les fidèles chantent et dansent au son du balafon. Cela change de l’ambiance de certains services sociaux, où ceux qui n’ont pas de papiers ni de permis de séjour sont simplement renvoyés», lâche l’assistante pastorale. «Aux autres, on leur demande s’ils ont une maison au Portugal, et dans ce cas, ils leur disent ‹va d’abord la vendre avant de demander de l’aide›. Ils ne leur donnent même pas un bon pour un repas!» De son côté, la mission n’a pas de gros moyens pour aider ces personnes en détresse, «alors on se fait parfois insulter!», admet Célia. Une note d’espoir: on lui a promis de l’aide du côté des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. JB

Encadré

Mgr Alain de Raemy: «J’étais aussi un migrant!»

«Je ne me suis jamais senti uniquement Suisse, ni Catalan ou Espagnol. Cela m’a marqué d’être considéré partout comme un ‹étranger›!», confie Mgr Alain de Raemy, nouvel évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. De père fribourgeois et de mère valaisanne, il est né à Barcelone, où il a suivi sa scolarité primaire en espagnol, avec des compléments en allemand et français, à l’Ecole suisse de la capitale catalane. Alain de Raemy souligne que le fait d’avoir aussi des racines «ailleurs» permet de développer une certaine sensibilité à «l’autre».

«On est automatiquement plus ouvert», souligne le jeune évêque, qui a poursuivi sa scolarité secondaire en allemand au collège des bénédictins d’Engelberg, dans le canton d’Obwald – où il était le «welsche» – avant de poursuivre ses études universitaires à Zurich. Après une très courte période à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et une année de droit à l’université de la métropole zurichoise, il opte pour des études de philosophie et théologie à l’Université de Fribourg. Il entre au séminaire diocésain de Lausanne, Genève et Fribourg. Il obtient en 1986 une licence en ecclésiologie et est ordonné prêtre la même année.

Le maintien de la culture d’origine est important pour la vie spirituelle

«J’ai été ensuite pendant trois ans vicaire à la paroisse Saint-Pierre à Yverdon, où j’étais en contact étroit avec les migrants italiens et espagnols et avec les ouvriers des ateliers des CFF et de l’usine Leclanché». Après avoir été durant cinq ans curé in solidum dans les paroisses Saint-Amédée, Saint-André et Saint-Esprit à Lausanne, il poursuit des études de théologie à Rome, à la Grégorienne et à l’Angelicum, où il se met naturellement à l’italien. Auxiliaire à Morges en 1995, il revient à Fribourg en 1996, où il est successivement curé de la paroisse du Christ-Roi, curé et chanoine de la cathédrale Saint-Nicolas ainsi que curé modérateur de l’Unité pastorale Notre-Dame de Fribourg. Le 1er septembre 2006, il devient chapelain de la Garde suisse pontificale au Vatican.

Pas étonnant, avec un tel parcours, que le nouvel évêque auxiliaire maîtrise parfaitement le français, l’espagnol, l’allemand, le suisse-allemand, l’italien, sans oublier l’anglais. «Jusqu’à 30 ans, ma maison était toujours à Barcelone, c’est là que vivaient mes parents, où mon père avait travaillé comme ingénieur électricien pour la firme suisse Maschinenfabrik Oerlikon (MFO), avant d’avoir sa propre entreprise». De retour à Fribourg, Alain de Raemy se sent proche des fidèles de langue étrangère. Il a à coeur de faire comprendre l’importance du maintien de la langue maternelle des migrants pour leur vie spirituelle. «Il est tout à fait légitime de la maintenir, même si on parle aussi une autre langue. Il ne faut pas vouloir à tout prix intégrer les migrants italiens ou espagnols dans les paroisses francophones, car la culture d’origine subsiste et on prie plus naturellement dans sa langue maternelle!» JB

(*) Dans son édition d’avril 2014, qui sort de presse, Caritas.mag, le magazine des Caritas romandes, publie un reportage complet sur la thématique de la migration.

Les photos de ce reportage sont disponibles auprès de l’apic au prix de 80.– la première, 60 les suivantes. (apic/be)

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