Bandar Seri Begawan, 14 avril 2014 (Apic) Le sultanat de Brunei, petit Etat enclavé dans la Malaisie, en Asie du sud-est, vient d’introduire un nouveau code pénal basé sur la charia islamique. Cette mesure inquiète les défenseurs des droits humains à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.
Ce nouveau code pénal maintient des sanctions archaïques telles que la flagellation et la lapidation jusqu’à ce que mort s’ensuive, certaines d’entre elles étant applicables également aux non musulmans. La « Commission internationale des Juristes » affirme que le nouveau Code pénal viole les standards internationaux en matière de droits fondamentaux, rapporte l’agence missionnaire romaine Fides. L’ONG critique notamment les sanctions qui constituent une torture, sont cruelles, inhumaines et dégradantes. Elle dénonce en outre la violation de droits comme la liberté de religion, d’opinion et d’expression.
Au Brunei, les fidèles musulmans eux-mêmes, qui devront affronter de dures sanctions pour des délits tels que le vol à main armée et l’adultère, expriment leur préoccupation, surtout sur les réseaux sociaux. Ceux qui se rendent coupables d’apostasie en quittant l’islam, risquent la peine de mort.
Certaines des nouvelles mesures concernent également les non musulmans. A ceux-ci, est interdit l’usage de 19 mots « islamiques » dont celui d’Allah, tout comme sont prévues des sanctions pour l’impression, la diffusion, l’importation et la distribution de publications «contraires à la doctrine islamique ». Critiquer ou dédaigner l’islam sera passible de peine de mort ou de 30 ans de réclusion et 40 coups de fouet.
Au Brunei, 30% de la population sont constitués de minorités non islamiques, les chrétiens des différentes confessions représentant au total environ 13% de la population. L’Eglise catholique dispose d’un vicariat apostolique comptant trois églises paroissiales, trois prêtres pour quelque 20’000 fidèles. (apic/fides/mp)
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