Nécessité de se réconcilier sans tarder
Rome, 15 avril 2014 (Apic) Le patriarche œcuménique Bartholomée Ier est impatient de retrouver le pape François à Jérusalem. Il a souligné, dans un entretien exclusif accordé à l’agence de presse catholique italienne SIR, la «nécessité de se réconcilier sans tarder».
«Aujourd’hui, plus encore qu’il y a cinquante ans, existe un besoin urgent de réconciliation et cela fait de la prochaine rencontre avec notre frère le pape François à Jérusalem un évènement hautement significatif et empreint de grandes attentes». C’est en ces termes que Bartholomée Ier explique à l’agence SIR les raisons qui ont poussé les chefs des deux Eglises à se donner rendez-vous à Jérusalem le 25 et le 26 mai pour commémorer le 50ème anniversaire de la rencontre dans la Ville Sainte entre le pape Paul VI et patriarche Athénagoras.
Nombreuses sont aujourd’hui les questions qui réclament une action commune et une voix unique de la part des deux Eglises, estime le patriarche. Et d’en citer quelques-unes dans cet entretien accordé à SIR: «La souffrance des personnes partout sur la planète; l’utilisation abusive de la religion à des fins politiques ou d’autre nature; les difficultés que les chrétiens affrontent dans le monde en particulier dans les régions où l’Eglise chrétienne est née et a grandi; les injustices infligées aux membres les plus faibles des sociétés contemporaines et la crise écologique alarmante qui menace l’intégrité et la survie même de la création de Dieu: tout cela requiert une action commune et la solution des problèmes qui encore nous divisent». Pour cela, ajoute le patriarche, il faut sans tarder se réconcilier.
«Nous sommes convaincus, affirme le patriarche Bartholomée Ier, que les chefs des Eglises doivent marquer des pas décisifs pour réconcilier la chrétienté divisée et répondre aux besoins urgents de notre temps. Le pape François est certainement un leader sincère et altruiste, qui a à cœur la division de l’Eglise comme également la souffrance de notre monde».
Dressant un bilan du chemin parcouru durant ces 50 dernières années de dialogue, le patriarche reconnaît qu’il n’y a pas de doute que le chemin des deux Eglises ces 50 dernières années n’a pas été facile. «Malgré cela, l’esprit d’amour fraternel et respectueux a fort heureusement pris la place des vieilles polémiques, alimentées par des soupçons et des préjugés». Et il ajoute qu’il y a encore beaucoup à faire et que le parcours semble encore long. «Ce chemin, pourtant, doit être entrepris malgré les difficultés: il n’y a pas d’alternative». (apic/radvat/sir/be)
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