Rome : Il y a 9 ans, le cardinal Bergoglio témoignait de la sainteté de Jean-Paul II

« Un homme de prière et d’écoute »

Rome, 17 avril 2014 (apic) Un homme de prière avec une mémoire hors du commun et capable d’une grande écoute. C’est de cette façon que le cardinal Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires en Argentine, se souvenait, à l’automne 2005, de Jean-Paul II. Appelé en tant que témoin oculaire au Tribunal diocésain de Rome dans le cadre de la cause de béatification du pape polonais, le cardinal Bergoglio avait également qualifié sa mort d’»héroïque». C’est ce que rapporte, le 17 avril 2014, le quotidien de la Conférence épiscopale italienne, ›Avvenire’.

La cause de béatification et de canonisation de Jean-Paul II, qui sera proclamé saint le 27 avril prochain, a été ouverte officiellement quelques semaines à peine après sa mort, en juin 2005, grâce à une dérogation de Benoît XVI. Le cardinal Bergoglio, alors âgé de 69 ans, fut l’un des premiers témoins à faire sa déposition dans ce contexte.

«J’ai connu personnellement Jean-Paul II en décembre de l’année où le cardinal Martini (lui aussi jésuite, ndlr) a été nommé archevêque de Milan», à savoir en 1979, raconte ainsi Jorge Mario Bergoglio dans sa déposition. «Il priait véritablement», se rappelle celui qui n’était à l’époque que provincial de la Compagnie de Jésus en Argentine et participa à une prière du chapelet avec le pape polonais.

Lors du second voyage de Jean-Paul II en Argentine, en 1987, le Père Bergoglio, qui était alors simple prêtre de quartier, le rencontre à nouveau. Il est touché par son regard, «celui d’un homme bon». En 1994, après avoir été nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires, Mgr Bergoglio rencontre à nouveau le pape polonais lors du Synode des évêques sur la vie consacrée, à Rome. Il se dit touché par sa «capacité d’écoute».

«Lors des entretiens personnels que j’ai eu au fil des années avec le Serviteur de Dieu, j’ai eu confirmation de son désir d’écouter son interlocuteur sans poser de questions, sinon parfois à la fin», raconte-t-il, évoquant aussi l’absence totale de «préjugés» chez Jean-Paul II.

Une mémoire sans limites

Le futur pape fait aussi mention de la «mémoire presque sans limites» de Jean-Paul II. «Il se souvenait des lieux, des personnes, des situations, raconte-t-il, signe qu’il prêtait une grande attention en toutes circonstances et en particulier envers les personnes qu’il rencontrait». A ses yeux, il s’agit là d’une preuve «de véritable et grande charité». «En outre, ajoute Mgr Bergoglio dans sa déposition de 2005, il n’avait pas pour habitude de perdre son temps, mais en consacrait en abondance lorsqu’il recevait des évêques, par exemple». Des caractéristiques que l’on retrouve notamment dans la façon qu’a le pape François d’exercer son ministère.

Enfin, dans son témoignage, le cardinal Bergoglio qualifie la mort de Jean-Paul II d’»héroïque» : «Je veux souligner qu’il nous a enseigné, en ne cachant rien aux autres, à souffrir et à mourir, et cela est, à mon avis, héroïque». (apic/imedia/mm/mp)

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