Tous les acteurs de la pastorale jeunesse du canton impliqués
Genève, 5 mai 2014 (Apic) «Chatter sur Facebook ne suffit pas, il faut se rencontrer», a lancé le 4 mai 2014 Mgr Alain de Raemy, évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF), aux jeunes rassemblés à la basilique Notre-Dame de Genève pour la version romande de la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ). Une injonction que la centaine de participants a pris au pied de la lettre tout au long d’un week-end consacré à la paix, où activités spirituelles ont côtoyé découvertes culturelles. Le programme de cette rencontre, qui a impliqué pour la première fois tous les acteurs de la pastorale jeunesse du canton, a suscité un enthousiasme unanime.
A l’heure d’emprunter le chemin du retour, sur le parvis de la basilique, la joie se lit sur les visages. Elle ressemble à s’y méprendre à celle des disciples d’Emmaüs dont le récit vient d’être proclamé durant la messe finale du week-end. Entre les JMJ internationales de Rio (2013) et de Cracovie (2016), cette édition régionale fut l’occasion d’une expérience de foi marquante pour de nombreux jeunes.
Un bon nombre d’activités ont tissé la trame d’un programme varié. A commencer par une «flash mob» sur la Place des Nations. Cette chorégraphie-éclair avait pour but d’interpeller les passants sur la thématique du week-end: celle de la paix. Une paix que les jeunes ne se sont pas contentés de proclamer, mais qu’ils ont également concrètement recherchée. Ainsi, le samedi après-midi, certains sont allés à la rencontre de personnes âgées dans des maisons de retraites genevoises pendant que d’autres visitaient le musée de la Croix-Rouge ou, plus surprenant, nettoyaient un parc public de la ville – pour témoigner que la quête de la paix passe également par le soin que l’on apporte à l’environnement.
Temps de prières et activités ludiques étaient eux aussi au programme de cette JMJ romande.
A l’heure des premières impressions, ce qui frappe Sébastien Baertschi, responsable de la pastorale jeunesse pour le canton de Genève et coordinateur de cette JMJ, c’est la capacité naturelle avec laquelle les jeunes passent du rire à la prière: «Chez eux, la transition entre les Olympiades et l’adoration eucharistique semble aller de soi».
La préparation du week-end s’est déroulée dans un bel esprit ecclésial. «Nous avons eu à cœur d’impliquer tous les acteurs de la pastorale jeunesse du canton, note Sébastien Baertschi, et tous ont répondu présents». Ainsi, aux côtés de la Pastorale des Jeunes de Genève (PJGE), les Frères de Saint-Jean, la communauté Point-Cœur, l’aumônerie de l’Université de Genève, le Chemin Néocatéchuménal ou encore le mouvement des Focolari se sont investis dans la mise en œuvre de cette rencontre. «De telles collaborations sont un véritable défi que l’on n’ose que trop rarement relever en Eglise. Ce n’est pas gagné d’avance, mais lorsque ça marche, les fruit sont magnifiques» ajoute, comblé, le coordinateur du week-end.
L’enseignement de Mgr Alain de Raemy, le nouvel évêque auxiliaire, a été un des moments forts qui ont marqués les jeunes. L’audience a retenu sa proximité, mais aussi la grande confiance dont il témoigne à l’égard de la jeunesse. A l’aise au milieu de cette foule joyeuse, il a rappelé l’essentiel de la foi dans un langage accessible: «Discuter avec Jésus c’est bien, a-t-il affirmé en commentant le récit d’Emmaüs, rester avec lui c’est mieux. Et c’est dans la pratique de l’Eucharistie que l’on se rend compte que Celui qui est la vie est présent.»
Au milieu de la Cité de Calvin, cette JMJ se voulait également un lieu de rencontres. Tout d’abord entre confessions chrétiennes, puisque les jeunes ont prié pour la paix au temple réformé de la Fusterie. Rencontres également sur un plan humain puisqu’une vingtaine de familles genevoises ont généreusement ouvert leur porte pour accueillir des jeunes qui venaient des quatre coins de Suisse romande. «On s’est sentis comme à la maison, l’accueil était très touchant» confie un groupe de trois jeunes jurassiens.
Même si certains on pu regretter que le nombre de places en famille d’accueil ait été plus important que le nombre de participants, la manifestation a été considérée comme un encourageant succès. Elle laisse présager une belle rencontre l’an prochain, les 2 et 3 mai 2015 à Fribourg, pour une JMJ qui réunira cette fois les jeunes de toute la Suisse.
Des JMJ ont lieu chaque année dans de nombreux pays et régions du monde, depuis que Jean Paul II les a fondées en 1985. Chaque deux ou trois ans, elles sont organisées au plan international. Elles rassemblent ainsi des millions de participants venus du monde entier, comme ce fut le cas au Brésil en 2013. En Suisse romande, avant Genève en 2014, ce sont Sion, Bulle, Porrentruy, ou encore Saint-Maurice qui ont accueilli les JMJ locales. (apic/pp)
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