Jérusalem: Nouvelle agression contre les chrétiens à Notre-Dame de Jérusalem
Jérusalem, 7 mai 2014 (Apic) A quelques jours de la visite en en Terre Sainte du pape François, la vague de fanatisme et d’intimidation à l’encontre des chrétiens continue. Une nouvelle menace intitulée «Mort aux Arabes, aux chrétiens et à tous ceux qui haïssent Israël» a été taguée devant le bureau de l’Assemblée des évêques à Notre-Dame de Jérusalem. Inquiets, les chefs de toutes les Eglises en Terre Sainte se préparent à réagir, révèle le 7 mai le site internet du Patriarcat latin de Jérusalem.
La phrase, inscrite dans la nuit du 5 mai 2014, est surmontée d’une étoile de David. C’est le Père Pietro Felet, secrétaire de l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte (AOCTS), qui a été surpris par cette triste découverte en ouvrant son bureau lundi.
Ce qui rend le cas encore plus explicite et plus grave est l’endroit précis où cette menace a été tracée: devant le bureau de l’AOCTS, sur une colonne externe du Centre Notre-Dame de Jérusalem, devant la Porte Neuve, au cœur de la ville de Jérusalem.
Ce Centre est propriété du Saint Siège et cette provocation arrive deux semaines avant la visite du pape François en Terre Sainte et à Jérusalem.
Les actions de vandalisme et surtout les menaces de mort antichrétiennes, une semaine auparavant en Galilée, avaient déjà suscité grande émotion et grande solidarité. «Pendant plus d’une semaine – déclare Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Israël – j’ai été littéralement ›prisonnier’, avec mes collaborateurs, au salon du Vicariat patriarcal à Nazareth où les visites de personnes et de groupes allaient et venaient incessamment, de toute appartenance religieuse: musulmans, druzes, chrétiens de toutes les confessions, milieux académiques et associations de dialogue juifs».
Mais les fidèles ont perçu une fausse note dans cette symphonie de solidarité: mise à part la visite d’enquête de la police locale, aucun geste de solidarité et de condamnation n’est arrivé du côté politique israélien. Ce qui a profondément choqué les fidèles: «Nous ne nous sentons pas sûrs et pas protégés».
Les évêques de Terre Sainte sont très préoccupés par le manque de sécurité et par l’absence de réactivité sur la scène politique, et redoutent l’escalade de la violence. Le terrorisme avait commencé, il y a quelque temps, avec des graffitis, puis ensuite s’est attelé à crever les pneus des autos, à différents actes de vandalisme et de saccages de propriétés ou des symboles chrétiens.
Face à l’absence ou à la faiblesse des poursuites, les vandales en viennent désormais aux menaces personnelles. Le rapport américain sur le phénomène de «Tag Mekhir» (le «Price Tag» ou prix à payer) et autres aspects de ce vandalisme terroriste, publié récemment, est assez clair et inquiétant. On y recense de plus de 400 faits dont la grande majorité est restée sans poursuites.
Les chefs de toutes les Eglises en Terre Sainte se préparent à une série d’actions visant à informer l’opinion publique locale et internationale, et à mettre les Autorités et responsables de l’ordre devant leurs responsabilités, peut-on lire sur le site http://fr.lpj.org. (apic/lpj/be)
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