Certains corps sont déterrés et vendus à des instituts de médecine
Port-Louis, 14 mai 2014 (Apic) L’Ile Maurice, dans l’océan indien, est secouée par un phénomène inquiétant de profanation de tombes. Certains corps seraient déterrés pour alimenter un trafic destiné aux instituts de recherche médicale. D’autres sépultures sont violées pour y dérober les objets et matériaux précieux.
Les pilleurs de tombes recherchent principalement le plomb qui se trouve dans les caveaux, explique Manoo Ramlall, responsable du cimetière de Bois Marchand, à Port-Louis, la capitale, au quotidien mauricien «L’Express». Car les règlements stipulent que le cercueil placé dans un caveau doit être revêtu de ce métal, qui se vend cher à l’Ile Maurice, afin d’empêcher que l’odeur de décomposition du corps ne s’en échappe.
Manoo Ramlall indique que les voleurs sont également attirés par les dents en or ou les bijoux que l’on peut trouver sur certains défunts. Les auteurs vont jusqu’à laisser en plein air, au milieu du cimetière, les cadavres dépouillés.
«L’Express» dénonce le fait que beaucoup de cimetières mauriciens sont extrêmement mal entretenus. La végétation qui y croît anarchiquement dissimule les profanateurs, facilitant ainsi leurs forfaits.
L’archidiocèse catholique de Port-Louis a dénoncé l»activité infâme qui consiste à se faire de l’argent sur des cadavres». (apic/ibc/exp/rz)
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