Témoignages douloureux liés au conflit israélo-palestinien
Bethléem, 22 mai 2014 (Apic) Le pape François prendra, le 25 mai 2014, à Bethléem, son repas de midi avec cinq familles pauvres, selon son souhait. Après la grande messe qu’il présidera Place de la Mangeoire, le pontife passera du temps avec une vingtaine de personnes marquées par des histoires douloureuses liées au conflit israélo-palestinien. Parmi elles, rapporte Mgr William Shomali, évêque auxiliaire de Jérusalem, se trouvent notamment une famille de Gaza et une autre menacée d’expropriation par la construction du mur de séparation.
«Le pape veut passer un peu de temps avec les familles pauvres pour écouter leur voix, faire sentir sa proximité et sa tendresse», affirme Mgr Shomali dans une interview publiée sur le site du Patriarcat latin de Jérusalem. Ces familles, explique-t-il, ont été choisies par un comité mis en place par l’Eglise locale, qui a cherché à identifier différentes catégories de pauvreté. «Ce ne sont pas des pauvres qui n’ont pas à manger ou qui vivent dans la rue», a précisé le prélat. Après de longues discussions, à l’écoute des prêtres de la région, le comité a finalement établi une liste, fruit d’un «choix douloureux», de cinq familles aux membres plutôt jeunes ou d’âge moyen, représentant une vingtaine de personnes au total.
L’une des familles est originaire d’Ikrit, en Galilée, petit village rasé en 1948, à la naissance de l’Etat d’Israël. «Malgré les décisions des tribunaux, les habitants arabes chrétiens n’ont jamais pu retourner dans leur village», explique Mgr Shomali. Une autre provient de la vallée de Crémisan, près de Bethléem, où l’armée israélienne a prévu de faire passer le mur de séparation. Une autre famille a un fils condamné à perpétuité, une autre encore vient de Gaza. Il y aura également un cas de regroupement familial, indique Mgr Shomali, évoquant un couple dont l’un des membres est originaire des Territoires palestiniens, l’autre de Jérusalem.
Ces familles prendront place à table avec le pape François et pourront lui exposer leur situation, recevoir des paroles de consolation, assure l’évêque, lui-même originaire de Beit Sahour, à proximité de Bethléem. «Le pape ne verra pas toutes les misères de la Terre Sainte», relève l’évêque auxiliaire de Jérusalem, mais il donnera aux évêques de la région «un bel élan» pour être au plus près des fidèles. Et Mgr Shomali de conclure: «Il nous laissera ce travail à poursuivre !» (apic/imedia/mm/rz)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/temoignages-douloureux-lies-au-conflit-israelo-palestinien/