Palestine: Le pape rencontre des enfants réfugiés palestiniens à Bethléem
Bethléem, 25 mai 2014 (Apic) Allant à la rencontre des enfants de trois camps de réfugiés palestiniens de Bethléem, le 25 mai 2014, le pape François leur a demandé de ne jamais laisser le passé déterminer leur vie. Après avoir visité la Grotte de la Nativité, il a entendu le témoignage d’un jeune garçon sur les souffrances de son peuple, tandis que les autres enfants brandissaient des panneaux porteurs de slogans fustigeant l’occupation israélienne.
«J’ai vu ce qu’il y avait écrit sur les pancartes», a affirmé le pape devant quelques dizaines de petits Palestiniens, presque tous vêtus de tee-shirts blancs et installés dans une salle couverte de photos de leurs camps et du mur de séparation israélien. La rencontre avait lieu dans le camp de Dheisheh, établi en 1949.
Au cours de la rencontre, les enfants brandissaient des pancartes aux messages explicites : «Nous vivons sous occupation», «Nous demandons le droit de travailler librement».
«Je comprends le message que vous êtes en train de me transmettre», a assuré un peu plus tard le pape, avant d’ajouter: «Ne laissez jamais le passé déterminer votre vie!» «Regardez toujours vers l’avenir», a encore conseillé le pape. «Travaillez pour obtenir ce que vous voulez mais sachez une chose, a-t-il poursuivi, on ne combat pas la violence par la violence».
A l’occasion de cette rencontre, les enfants, dont certains en habits traditionnels palestiniens, ont entonné pour le pape des chansons, parfois avec certaines fausses notes, mais toujours avec le sourire. Un petit garçon a présenté au nom de tous les autres la situation des enfants des camps de réfugiés depuis la Nakba, la « catastrophe » en arabe, faite «d’injustices, d’humiliations, de souffrances».
A Bethléem, les camps, qui remontent à la création de l’Etat d’Israël en 1948 et à l’exode des Palestiniens qui s’ensuivit, sont désormais construits en dur et sont de véritables villages. (apic/imedia/mm/bb)
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