Il faut intervenir d’urgence
Bangui, 7 juin 2014 (Apic) La Commission d’enquête des Nations Unies, qui a remis son premier rapport au Conseil de sécurité le 5 juin 2014, estime que l’on ne peut pas parler d’épuration ethnique ou de génocide en Centrafrique. Elle dénonce néanmoins les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par les deux camps.
Le rapport onusien souligne qu’à défaut d’une intervention rapide et résolue de la communauté internationale par le biais du déploiement de renforts chargés de maintenir la paix, la situation dans le pays pourrait se détériorer et dégénérer en «génocide».
A l’issue de plusieurs visites dans ce pays d’Afrique centrale et en vertu de preuves sérieuses, les membres de la Commission d’enquête, présidée par le magistrat camerounais, Bernard Acho Muna, ancien procureur adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir), ont conclu que les deux parties à la crise centrafricaine s’étaient rendues coupables de crimes violant les lois humanitaires internationales ainsi que de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Depuis le coup d’Etat opéré par la coalition rebelle de la Seleka en mars 2013, l’ancienne colonie française a sombré dans une crise armée, politique, économique et humanitaire sans précédents. Des milliers de personnes ont trouvé la mort dans les violences commises par l’ancienne rébellion et les milices d’autodéfense Anti-balaka. Des centaines de milliers de Centrafricains se sont réfugiés dans les pays limitrophes : au Tchad, au Cameroun et au Congo. Le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé en avril dernier le déploiement de 12.000 casques bleus dans le pays, mais pas avant plusieurs mois encore. (apic/misna/mp)
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