Encourager un pays qui a longtemps souffert des idéologies du passé
Rome, 15 juin 2014 (Apic) De façon inattendue, le pape François a annoncé le 15 juin 2014 qu’il se rendrait brièvement le 21 septembre prochain en Albanie, pays européen proclamé «premier Etat athée du monde» en 1967. Lors de la prière de l’Angélus, le pape a également fait part de sa «vive préoccupation» pour la population irakienne et les nombreux réfugiés, confrontés à l’avancée des rebelles sunnites de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).
Le pape François a ainsi annoncé son premier voyage sur le continent européen, le 4e déplacement hors d’Italie de son pontificat après le Brésil, la Terre Sainte et la Corée du Sud. Il a affirmé qu’il souhaitait, à travers ce bref séjour à Tirana, «confirmer dans la foi l’Eglise en Albanie et témoigner de son encouragement pour un pays qui a longtemps souffert des conséquences des idéologies du passé».
L’Albanie fut occupée par l’Italie fasciste puis par l’armée hitlérienne au cours de la Seconde Guerre mondiale, avant de devenir un régime communiste jusqu’en 1991. Aujourd’hui, ce pays parmi les plus pauvres du continent est candidat à l’adhésion à l’Union européenne. On y compte quelque 15% de catholiques et autant de fidèles orthodoxes, et plus de 60% de musulmans.
Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a confié à une poignée de journalistes que le pape se rendait ainsi dans un pays «de grandes persécutions contre la religion». En 1967, le dictateur communiste Enver Hoxha proclama l’Albanie «premier Etat athée du monde». L’Albanie, a également relevé le père Federico Lombardi, est un pays «aux périphéries du continent européen».
Le 25 avril 1993, Jean Paul II s’était rendu à Tirana pour une journée. Il avait alors consacré les premiers évêques d’une Albanie à peine sortie du communisme.
Lors de la prière de l’Angélus, le pape a également affirmé qu’il suivait «avec une vive préoccupation (…) les évènements de ces derniers jours en Irak». Il a invité les fidèles à s’unir à sa prière «pour cette chère nation irakienne, surtout pour les victimes et ceux qui souffrent le plus des conséquences de la violence croissante, particulièrement les nombreuses personnes qui ont dû quitter leur maison, parmi lesquelles de nombreux chrétiens».
«Je souhaite la paix et la sécurité pour toute la population ainsi qu’un avenir de réconciliation et de justice où tous les Irakiens, quelle que soit leur confession religieuse, puissent construire ensemble leur patrie, en faisant d’elle un modèle de coexistence», a encore dit le pape depuis une fenêtre du Palais apostolique. Aussitôt, le pape a récité avec la foule un «Je vous salue Marie».
Dans sa brève catéchèse dominicale, le pape François a évoqué la fête de la Sainte Trinité. Dans ses différentes salutations finales, il a également eu «une pensée spéciale» pour «le personnel de maison et les dames de compagnie, qui proviennent de nombreuses parties du monde et effectuent un service précieux dans les familles, particulièrement auprès des personnes âgées et en manque d’autonomie». Enfin, comme à l’accoutumée, le pape a souhaité aux fidèles un «bon dimanche» et un «bon appétit», avant de lancer cette invitation : «N’oubliez pas de prier pour moi». (apic/imedia/ami/bb)
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