La formation d’unités pastorales ne fait pas l’unanimité
Lucerne, 16 juillet 2014 (Apic) L’Eglise catholique dans le canton de Lucerne se trouve en pleine restructuration. Depuis 2009, sept unités pastorales, formées d’un ensemble de paroisses, ont été constituées et la 8e est prévue fin août. Mais rassembler des paroisses ne résoudra pas le problème du manque de personnel, souligne l’abbé Hauser dans la «Neue Luzerner Zeitung» du 15 juillet. Il craint également l’absence de personnes de référence auprès des fidèles.
Ruedi Heim, vicaire épiscopal pour la région St. Victor du diocèse de Bâle, qui comprend le canton de Lucerne, ne pense pas que cette restructuration provoquera un manque de personnes de référence. «Le concept du diocèse avec les unités pastorales offre la possibilité de créer des communautés de proximité et répond justement à ce défi. L’Eglise est formée par l’ensemble des croyants et elle est portée par eux. Elle n’est pas un service de prestations assumé par quelques responsables, mais vit de l’engagement et de la vie de foi de celles et ceux qui s’engagement dans la communauté», affirme-t-il dans le quotidien lucernois.
L’abbé Josef Hauser, ancien curé de Hildisrieden, craignait que «dans les paroisses, les personnes de référence ne manquent, si un curé ou un laïc responsable doit s’occuper de plusieurs communautés en même temps».
Evelyne Huber, présidente des 85 présidents de paroisse du canton, soutient la restructuration mais souligne que la formation d’unités pastorales ne résoudra pas le problème de manque de personnel. «Avec ou sans unités pastorales, la recherche de prêtres et de laïcs responsables de paroisses restera difficile», affirme-t-elle dans la «Neue Luzerner Zeitung». Il est possible que des structures permettent d’alléger quelque peu la charge de ceux qui portent des responsabilités, mais «l’attractivité» de ces fonctions dépend aussi de questions «sur lesquelles nous n’avons pas pouvoir de décision», par exemple en ce qui concerne le célibat obligatoire des prêtres.
Le diocèse de Bâle compte toujours moins de prêtres. Alors qu’ils étaient 838 au service du diocèse en 1960, ils ne sont plus que 282 aujourd’hui, sans compter les religieux, confirme à l’Apic Adrienne Suvada, responsable de la communication du diocèse de Bâle. Le nombre de séminaristes a aussi fortement diminué. De 103 durant l’année d’études 1958/59, ils n’étaient plus que 6 en 2012/13. Le canton de Lucerne ne compte actuellement plus que 30 curés ou administrateurs paroissiaux (ainsi que des prêtres auxiliaires), pour un total de 253’000 catholiques, selon l’annuaire diocésain de 2013. (apic/bal/bb)
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