Tunisie: Le gouvernement s'oppose aux médias fondamentalistes

Une fermeture immédiate

Tunis, 20 juillet 2014 (Apic) Le gouvernement de Tunis a décidé samedi 19 juillet 2014 de fermer plusieurs mosquées, mais également des radios, télévisions et sites internet proches des groupes musulmans radicaux. Cette décision drastique a été prise par le Premier ministre Mehdi Djomaa. Elle fait suite à l’attaque de groupes armés islamistes contre des militaires tunisiens, mercredi 16 juillet 2014, au cours de laquelle 14 soldats ont été tués et de nombreux autres blessés.

Selon un communiqué officiel, «la décision entre en vigueur immédiatement». Le texte ne précise pas le nombre de mosquées et de médias concernés. En revanche, il indique que «les médias visés sont ceux qui diffusent des messages de djihadistes», a précisé l’agence de presse britannique Reuters.

Récupérer les mosquées du pays

Cette décision du gouvernement tunisien lui donne l’occasion d’accélérer son opération de «récupération» de l’ensemble des 5’000 mosquées du pays, lancée en mars 2014. Il en reste encore 149, dominées par des factions «takfiristes» (obscurantistes), selon le quotidien local pro-gouvernemental La Presse. L’opération est menée par une commission ad hoc, regroupant des représentants des ministères des Affaires religieuses, de l’Intérieur et de la Justice.

Dans une enquête publiée le 16 juillet 2014, La Presse dénonce «le constat d’échec des responsables du parti Ennahdha (anciennement au pouvoir) à gérer de manière intelligente le champ religieux. Là où on les attendait pour apporter un plus et des réponses, ils ont échoué dans leur propre domaine de prédilection. Résultat, beaucoup de questions demeurent sans réponses, beaucoup de jeunes ont été perdus dans les dédales sans issue de l’extrémisme, les contours d’une stratégie globale qui fasse intervenir des penseurs et islamologues éclairés tardent à se profiler.» (apic/reuters/ibc/pp)

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