Evaluer l’espace à préserver pour le culte dans une occupation partagée
Bruxelles, 21 juillet 2014 (Apic) L’église catholique Sainte-Catherine, à Bruxelles, sera rouverte au culte durant une année pastorale, a annoncé début juillet Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles. L’objectif de la réouverture de l’édifice, fermé en 2012 faute de fréquentation suffisante, est d’évaluer l’ampleur de l’espace qui devrait être réservé au culte catholique dans un projet d’occupation partagée avec des usages profanes.
La Ville de Bruxelles, propriétaire de l’église, avait dans un premier temps envisagé de transformer le bâtiment néogothique protégé en marché aux fruits et légumes. Mais des fidèles se sont regroupés en association pour protester contre la désacralisation de l’édifice.
Un dossier qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, rapporte le site internet belge «InfoCatho.be». La plateforme rappelle que, récemment, à l’initiative de la Ville de Bruxelles et avec l’accord du Vicariat de Bruxelles, un appel à idées a été lancé en vue d’un usage partagé de l’église. La question était de savoir s’il fallait garder un espace réservé au culte et, dans l’affirmative, d’en définir l’ampleur. Pour répondre à cette question par l’expérience, l’archevêque de Malines-Bruxelles a décidé de rouvrir l’église au culte, pour une année pastorale.
Dans un communiqué, Mgr Léonard a rappelé d’abord que, comme toute église de l’archidiocèse, Sainte-Catherine ne pouvait être désacralisée totalement ou partiellement que par décision de l’archevêque de Malines-Bruxelles, et ce dans le respect des règles prévues en la matière par le droit canonique. Il a précisé n’être en aucune manière opposé par principe à une désacralisation partielle en vue d’un projet partagé, à la fois cultuel et culturel ou social, «à la condition qu’un espace raisonnable y soit réservé pour le culte catholique».
L’appel d’idées concernant le partage d’utilisation de l’édifice est arrivé à échéance en mai dernier. Mgr Léonard s’est dit conscient que la décision de réouverture modifiait le travail du jury chargé d’évaluer les idées déposées. Il a cependant assuré que, durant la période d’expérimentation, les idées déjà retenues pourront, sous réserve, continuer à être élaborées ou remodelées, sans modification notable du calendrier que s’était fixé la Ville. (apic/infocatho/com/rz)
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