Cinq morts dans l’attaque d’autobus
Managua, 22 juillet 2014 (Apic) L’archidiocèse catholique de Managua, la capitale du Nicaragua, a vivement condamné deux attentats dans lesquels cinq militants sandinistes ont trouvé la mort, le 20 juillet 2014, à l’ouest du pays. Les autobus qui les ramenaient chez eux après les célébrations anniversaires de la révolution sandiniste, le 19 juillet, ont été mitraillés par de présumés membres réarmés de la guérilla Contras.
L’archidiocèse de Managua a exprimé «une profonde douleur et une profonde indignation suite au terrible acte criminel contre des frères nicaraguayens». Dans une déclaration envoyée à l’agence d’information vaticane Fides, le cardinal Leopoldo José Brenes, archevêque de Managua et l’évêque auxiliaire Mgr Silvio Josè Baez, ont condamné «l’acte de violence qui vient jeter dans le deuil les familles des victimes ainsi que tout le pays, qui ressent avec douleur et répulsion un tel acte, inhumain et irrationnel». L’archidiocèse invite les paroisses et communautés à célébrer jeudi 24 juillet une messe pour les victimes de cet acte de terrorisme et à promouvoir une ‘heure sainte’ pour implorer le don de la paix pour le pays.
La communauté nationale a été choquée par cette action terroriste attribuée au groupe des «Forces démocratiques nicaraguayennes» (FDN), une résurgence de la guérilla Contras, fondamentalement hostile aux sandinistes.
La Révolution sandiniste désigne, au Nicaragua, l’opposition croissante à la dictature de la famille Somoza dans les années 1960 et 1970. La campagne du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), mené par Daniel Ortega et soutenu par l’URSS et Cuba, a conduit à la chute violente de la dictature en 1979. Le FSLN, qui a dirigé le pays de 1979 à 1990 a dû faire face à la rébellion de la Garde nationale Contras, soutenue par les Etats-Unis.
La guérilla des Contras a pris fin avec la signature de l’accord de Tela, prévoyant la démobilisation et le désarmement des combattants du FSLN et des Contras. Un an plus tard, des élections démocratiques voient l’élection de l’Union nationale d’opposition, une coalition de partis opposés à Ortega, présidée par Violeta Barrios de Chamorro, qui provoque le retrait du FSLN du pouvoir. Daniel Ortega reviendra au pouvoir en 2006. L’homme d’Etat a toujours entretenu des relations difficiles avec l’Eglise catholique au Nicaragua, accusée de soutenir le régime de la dynastie Somoza.
Depuis quelques années, des informations récurrentes font état d’un processus de réarmement des ex-Contras, un phénomène totalement nié par le gouvernement nicaraguayen.
(apic/fides/rz)
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