Le dernier bilan fait état de 815 victimes et 5’200 blessés à Gaza
Gaza, 25 juillet 2014 (Apic) « La situation est désastreuse. Nous sommes aujourd’hui entrés dans le 18e jour de guerre et les bombardements aériens et terrestres se poursuivent », a affirmé à l’agence catholique MISNA un opérateur humanitaire contacté à Khan Younes, dans le sud de la Bande de Gaza, une des zones les plus touchées par l’offensive israélienne « Protective Edge ».
« Environ 200’000 personnes sont dans la rue, la plupart des habitants de la zone est de Gaza se sont enfuis, mais il leur est impossible de trouver refuge. Ils restent dans la rue, dans les écoles, les mosquées, chez des proches ou amis, si elles ont la chance d’en avoir », a ajouté la source de Misna.
Le dernier bilan diffusé par Ashraf al-Qidra, porte-parole du ministère de la Santé palestinien, fait état de 815 victimes et plus de 5’200 blessés. D’après l’agence de presse palestinienne « Maan », le raid le plus sanglant survenu dans la nuit a tué un chef du Djihad islamique et ses trois fils de 15, 12 et 9 ans à Rafah. « Les hôpitaux sont pleins. Désormais, même les blessés les plus graves sortent dès qu’ils ont été soignés », explique l’agence Maan. Elle précise par ailleurs que l’unique centrale électrique à Gaza a été bombardée. Les hôpitaux risquent de finir rapidement le carburant qui alimente les générateurs.
Le principal problème, d’après l’interlocuteur de Misna, « reste celui de s’enfuir. Mais où? Nous sommes encerclés et aucun endroit n’est sûr. Les personnes espèrent une trêve humanitaire, sans toutefois y croire vraiment ». Les enfants sont les principales victimes de ces derniers jours. « Environ 75% de la population de Gaza a moins de 16 ans et actuellement, le nombre de victimes chez les enfants s’élève à au moins 160 ».
Aujourd’hui, c’est le dernier vendredi du mois sacré du Ramadan, « et ce sera une journée de deuil (…) Comment cela pourrait-il être autrement? Deux mille maisons ont été rasées… Une solution politique est nécessaire : l’occupation est la cause de cette situation, il faut résoudre ce problème », ajoute l’opérateur humanitaire.
Entre-temps, la population survit avec des moyens de fortune, « mais surtout grâce à la solidarité. J’accueille une trentaine de personnes chez moi, dix autres se trouvent chez un proche. Tous ceux qui le peuvent se mettent à disposition des autres, et l’on essaie de ne laisser personne seul dans les zones les plus à risque », conclut l’interlocuteur de Misna. (apic/misna/bb)
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