Togo: Les «Eglises réveillées» envahissent les rues de Lomé
Lomé, 28 juillet 2014 (Apic) Au Togo, les «Eglises» dites réveillées ont de beaux jours devant elles. Combattues à leur début, il y a une vingtaine d’années, elles font aujourd’hui partie du paysage religieux et attirent toujours plus de fidèles. A Lomé, la capitale, il est difficile de parcourir 200 mètres sans voir une église appartenant à l’une de ces sectes chrétiennes, rapporte le journal togolais «L’Union», dans son édition du 25 juillet 2014.
Elles sont visibles partout, autant sur les principales artères que dans les rues des quartiers. Certaines sont même logées dans des domiciles privés de leurs «pasteurs» ou de l’un des membres de l’assemblée. Ce qui fait qu’il est impossible d’avoir une idée précise de leur nombre exact. Souvent «importées» de l’étranger, leur multiplication s’explique en partie par des dissensions internes – un conflit entre les fondateurs engendrant, régulièrement, la création d’une nouvelle «Eglise».
La loi togolaise prévoit une autorisation administrative des autorités du pays pour la création ou l’installation d’une association religieuse. En pratique, pour contourner l’illégalité, certaines églises se présentent comme des chapelles des Eglises installées légalement. La complicité des Eglises «légales» est le plus souvent achetée. Une fois à pied d’œuvre, les «nouvelles Eglises» partagent leurs revenus avec celles qui les couvrent.
La plupart des fidèles des «Eglises nouvelles» du Togo sont d’anciens catholiques. «Quand il n’y a pas la vérité quelque part, il y a de quoi se débrouiller ailleurs», affirme au journal «L’Union», le pasteur Josias Holé, de la «vraie Eglise de dieu». Il y a 25 ans, lui-même était catholique.
«Les pasteurs des églises réveillées diabolisent l’Eglise romaine auprès de leurs fidèles. Il y a une arnaque spirituelle dans ces Eglises nouvelles», déclare un jeune catholique togolais, tout en ajoutant: «Au lieu de mettre en avant l’enseignement de la parole de Dieu, elles mettent l’accent sur des miracles douteux. Leurs pasteurs fondent leur ministère sur ces miracles dont ils n’ont d’ailleurs pas le monopole», poursuit-il. (apic/l’union/ibc/pp)
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