Libéria: Le Frère Patrick Nshamdze, directeur d'un hôpital de Monrovia, décède du virus Ebola

La fièvre hémorragique a déjà fait près de 900 victimes

Monrovia, 5 août 2014 (Apic) Le religieux Patrick Nshamdze, directeur de l’hôpital catholique Saint-Joseph de Monrovia, la capitale du Libéria, est mort le 2 août 2014, après avoir contracté le virus Ebola, rapporte trois jours plus tard l’agence d’information vaticane Fides. Les craintes augmentent quant à la propagation inexorable du virus, qui a déjà tué quelque 900 personnes, ces dernières semaines, en Afrique de l’Ouest.

Le Frère Nshamdze, de l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, âgé de 52 ans, était originaire du Cameroun. Il était directeur général de l’hôpital de Monrovia depuis deux ans.

Le Frère Pascal Ahodegnon, conseiller général de l’Ordre pour l’Afrique, a indiqué à Fides que les autorités avaient isolé tous les édifices publics ainsi que l’hôpital afin de procéder aux opérations de désinfection. Trois confrères qui avaient assisté le Frère Nshamdze, deux Espagnols et un religieux originaire du Ghana, sont actuellement soumis à des tests de dépistage du virus.

L’espoir d’un nouveau sérum

Selon Fides, un sérum encore classé secret, étudié aux Etats-Unis, a été expérimenté sur deux missionnaires malades actuellement en quarantaine à l’hôpital Saint-Joseph. Le sérum est parvenu à améliorer l’état de deux ressortissants américains ayant contracté la maladie au Libéria.

En Guinée, en Sierra Leone et au Libéria, qui regroupent la plupart des cas, la peur monte, rapporte l’agence vaticane. En Sierra Leone, les matchs de football ont été interdits par crainte des rassemblements de foules et au Libéria, les cadavres des victimes sont incinérés de manière à éviter la diffusion de l’infection. Il existe en outre une grande préoccupation concernant la propagation possible de la maladie au Nigeria, où un médecin est mort après avoir contracté le virus. (apic/fides/rz)

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