Séoul, 17 août 2014 (Apic) Le voyage du pape François en Corée du Sud est le signe d’une nouvelle attention de l’Eglise à l’égard de l’Asie. C’est ce qu’à estimé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, au terme du 4e et avant-dernier jour de ce voyage, le 17 août 2014.
Intervenant devant la presse à Séoul, le Père Lombardi a dressé un bilan très positif de la visite entamée par le pape le 14 août avant de confier qu’elle avait «une grande importance dans le développement du pontificat de ces dernières décennies». Ce voyage, a-t-il aussitôt expliqué, «a réellement donné une nouvelle démonstration de l’attention de l’Eglise catholique à toute l’Asie».
Notant qu’il y avait 15 ans qu’un pape ne s’était pas rendu sur le continent asiatique, le ›porte-parole’ du Vatican a justifié que François ait «clairement dit que l’Asie était une priorité pour lui». «Ce n’était pas qu’une visite en Corée mais à l’Asie, en un certain sens», a poursuivi le Père Lombardi avant de rappeler que le pape se rendrait aux Philippines et au Sri Lanka dès janvier 2015.
En visitant la Corée du Sud, le pape François a foulé le sol d’un pays qui compte près de 11 % de catholiques et où le nombre de baptisés ne cesse de croître. Le continent asiatique regroupe près de 60 % de la population mondiale mais seulement à peine plus de 3 % des catholiques de la planète.
Pour certains observateurs, ce voyage du pape en Corée du Sud a constitué un pont vers la Chine, le pays le plus peuplé du monde. L’une des cartes maîtresses du pape François est son secrétaire d’Etat, le cardinal Pietro Parolin, fin connaisseur de l’Asie, de la Chine et du Vietnam en particulier.
Pour la première fois, le 14 août dernier, l’avion d’un pape avait été autorisé à survoler l’espace aérien de la République populaire de Chine. (apic/imedia/ami/mp)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse