Certains groupes tentent d'attiser les tensions communautaires

Liban: Des graffitis sur des églises annoncent «l’arrivée» de l’Etat islamique

Tripoli, 1er septembre 2014 (Apic) Des graffitis annonçant que «l’Etat islamique arrive à grands pas» ont été découverts sur des églises de Tripoli, au nord du Liban, rapporte le 1er septembre le quotidien libanais «L’Orient-Le Jour». Des croix chrétiennes ont également été brûlées. A travers la manipulation et la désinformation, certains groupes tentent de semer la discorde confessionnelle dans le pays.

Le 30 août 2014, le ministre libanais de la Justice Achrad Rifi, a demandé aux autorités judiciaires d’engager des poursuites contre des individus ayant brûlé un drapeau du groupe jihadiste de l’Etat islamique (EI), à Achrafieh, dans un quartier chrétien de l’est de Beyrouth, la capitale libanaise. Le problème est que ce drapeau arbore un verset du Coran, et que sa destruction relève de la profanation religieuse. L’acte a provoqué des manifestations violentes dans des camps de réfugiés palestiniens dans le pays.

Des incidents isolés?

Quelques heures plus tard des militants connus pour soutenir ouvertement l’EI auraient mis le feu à deux croix chrétiennes sous le drapeau du groupe sunnite, qui a instauré un prétendu califat sur une partie de l’Irak et de la Syrie. Toutefois, selon les autorités, ces actes auraient été perpétrés par des factions proches du régime du président syrien el-Assad et du parti chiite Hezbollah, «dans le but d’alimenter la discorde entre chrétiens et sunnites».

Le 31 août, des inconnus ont inscrit sur les murs de deux églises à Tripoli un slogan jihadiste affirmant que «l’Etat islamique arrive à grands pas».

Contacté par «L’Orient-Le Jour», Moustapha Allouche, ancien député et membre du bureau politique du mouvement laïque du «courant du Futur», a affirmé que «tous ces agissements sont inacceptables, qu’il s’agisse des inscriptions sur les églises ou de la profanation du verset coranique sur le drapeau de l’Etat islamique». Le politicien libanais a assuré que la majorité des habitants de Tripoli refusaient ce genre d’agissements. Il a estimé qu’il s’agissait «d’incidents isolés» d’individus «qui peuvent être manipulés dans le but d’alimenter les tensions communautaires». (apic/olj/rz)

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